Cité des cultures: l’exposition « Abafa(ba)zi »  se clôture en beauté

Après un mois de découvertes, de partages et de réflexions, l’exposition itinérante « Abafa(ba)zi – Celles qui meurent en sachant » s’est clôturée en beauté, samedi à la Cité des Cultures Antaninarenina.

Le finissage s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, marquée par l’animation dynamique des La­dies Mada, composé de Moria à la guitare basse, Andrée à la guitare, Cathya au saxophone et Kanto à la percussion. Elles sont venues offrir une touche festive à cet événement profondément engagé.
Tout au long de l’exposition, le public a pu participer à plusieurs activités. Des ateliers, des conférences, des débats et des échanges ou­verts ont enrichi le programme. «Nous avons pris du recul sur nos combats, nos héritages, après avoir entendu les milliers d’idées, de visions…», confie Landy Rakoto de la Cité des Cultures, soulignant l’impact émotionnel et intellectuel du projet.
Présentée à Antananarivo du 7 novembre au 6 décembre après avoir traversé Oua­gadougou, Douala et Dakar, cette installation plurielle, placée sous le commissariat de Thina Miya avec l’appui curatorial de Puleng Monga­le, rassemble les œuvres de huit artistes et chercheuses africaines. La photographe malgache Viviane Rakotoari­vony y a apporté sa sensibilité singulière, enrichissant des récits déjà puissants.
Ancrée dans des histoires personnelles, familiales et dans les luttes féministes, «Abafa(ba)zi» met en lumière le rôle essentiel des femmes noires comme gardiennes des mémoires et bâtisseuses du quotidien. Selon la House of African Feminisms, coorganisatrice avec le Goethe-Insti­tut, chaque œuvre contribue à un vaste récit d’autodétermination.
Prévue pour voyager pendant cinq ans à travers le continent, l’exposition sera adaptée dans les langues de chaque pays. Un « essai linguistique inclusif » destiné à faire résonner, partout en Afrique, la liberté et l’authenticité des voix féminines.

Holy Danielle

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