Exposition pluridisciplinaire: quatre artistes questionnent notre rapport au sol

“Aina ny Tany – Le Sol, la Vie”, l’exposition plurielle de Na Hassi, Annie Mun, Amir. J et Bastien Defives, actuellement présentée sur les cimaises de l’Alliance française d’Antananarivo, interroge la fragilité et la richesse invisible de notre sol.

Née d’une collaboration entre des scientifiques de l’Institut de Recherche pour le Dévelop­pement (IRD), du Labora­toire des Radioisotopes (LRI) et les quatre artistes, cette installation donne à découvrir quatorze panneaux mêlant photographies, illustrations, aquarelles et poésie.
La poétesse et slameuse Na Hassi y présente poèmes et dictons en version bilingue français-malgache, porteurs de messages évocateurs.
«Le sol est un bien commun. Nous oublions souvent que nous n’en sommes pas les seuls propriétaires, bien que nous en exploitions une grande partie. Raison de plus pour le protéger, le nourrir», a-t-elle rappelé. «Il faut avouer que mon sujet de prédilection, ce sont les scènes de vie. Mais en tant qu’être humain, comment ne peut-on pas être sensible au sujet du sol ?», a pour sa part souligné Amir. J, artiste peintre.
Après cette première éta­pe à Antananarivo, l’équipe de l’exposition travaille sur la possibilité de présenter «Aina ny Tany – Le Sol, la Vie», dans le réseau des Alliances françaises de Ma­dagascar dans une démarche itinérante.
«Sans le sol, il n’y a pas de vie. Le sol porte nos maisons, nourrit nos cultures, régule l’eau et le climat. L’exposition propose d’entrer dans le monde scientifique grâce à l’apport des arts, et de laisser le regard, l’émotion, la sensibilité artistique nous conduire vers ces enjeux scientifiques parfois difficiles à comprendre. Je salue le travail remarquable des artistes, qui mettent des images, des formes et des mots sur ce que les chiffres et les graphiques scientifiques ne disent pas toujours», conclut Thierry Portafaix, nouveau représentant de l’IRD à Madagascar.

Joachin Michaël

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