Affaire La Balançoire: «Une machination pour spolier le groupe», dixit Pierre Paul Ardile

Pierre-Paul Ardile, président du groupe eTech Consulting et eSanandro, plaide pour la libération de son fils incarcéré à Tsiafahy et la réouverture de la boîte de nuit La Balançoire à Morarano Alarobia, qui emploie environ 270 personnes.

En répondant à la question de savoir s’il pensait que l’histoire de drogue retrouvée au sein de l’établissement La Balan­çoi­re était montée de toutes
pièces, Pierre-Paul Ardile n’y est pas allé par quatre chemins. «Toute personne fréquentant cet établissement est soumise systématiquement à un contrôle strict. En outre, la manière dont a été menée la perquisition, laisse penser que tout a été orchestré. Je ne pense pas, je peux confirmer que cette affaire était une machination pour spolier notre groupe», a-t-il indiqué, hier devant la presse à la Trade Tower Ivandry.
Roland François Ardile et son ami Ilias El Quardi se sont rendus à la gendarmerie après la sortie, le 27 août, d’un avis de recherche à leur encontre. Tout a commencé par une bagarre, mais l’affaire a vite pris une tournure inattendue, avec la série de perquisitions et de fermetures des entreprises du Grou­pe eSanandro et d’eTech Con­sulting. Lors d’une conférence de presse, le 23 septem­bre, Tahina Razafindramalo, actionnaire du groupe, avait annoncé l’ouverture de tous les locaux, à l’exception de la boîte de nuit La Balançoire et eVTC.

Jusqu’à 4 milliards d’ariary de manque à gagner

Après la manifestation populaire ayant débuté le 25 septembre et entraîné le régime en place, Pierre-Paul Ardile et ses collaborateurs pensaient que tout allait rentrer dans l’ordre. D’ail­leurs, le plaignant dans l’affaire ayant conduit la mise sous mandat de dépôt de Roland François Ardile et compagnie, a retiré sa plainte. Il en est de même pour l’autre partie, le 30 octobre. Cepen­dant, «La Balançoire reste fermée et mon fils se trouve encore en prison», s’est plaint Pierre-Paul Ardile, les larmes aux yeux.
Il a alors demandé au président de la refondation de la République et à la mi­nistre de la Justice de prendre en considération son cas. «J’ai travaillé depuis 15 ans à Madagascar, employant plus d’un millier de Malgaches. Maintenant tout tombe à l’eau. En tant que père de famille et entrepreneur, je demande aussi bien la libération de tous ceux qui sont encore détenus à cause de cette affaire La Balançoire, que l’ouverture de cet étab­lissement», a-t-il plaidé. Depuis les événements, le groupe aurait perdu entre 3 et 4 milliards d’ariary.

LR

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