Concertation nationale: le programme en stand-by

La concertation nationale est en suspens depuis la cérémonie d’ouverture et rien n’indique pour l’instant qu’elle va se poursuivre. La raison pourrait être liée à des problèmes organisationnels ou financiers.
L’ouverture officielle de la concertation s’est tenue au CCI Ivato le 10 décembre. Cependant, ni le FFKM ni le gouvernement n’a fourni d’informations détaillées concernant l’ordre du jour et la poursuite du sommet dans les six prochains mois. Selon les informations reçues, les discussions et l’ordre du jour sont pour l’instant totalement suspendus. Le FFKM et les autorités gouvernementales se réuniront afin de reprogrammer les prochaines étapes, d’après notre source.
Les préparatifs de l’ouverture du sommet national ont été précipités, compte tenu des circonstances. Aucune réponse claire n’a été obtenue, notamment concernant le financement et les bailleurs. Les décisions prises par le FFKM et le gouvernement quant à l’invitation de l’ancien président étaient également contradictoires, bien qu’il ait été affirmé que celui-ci avait bénéficié d’une certaine liberté pour mener les discussions. L’absence de hauts responsables gouvernementaux s’explique aussi par le manque de clarté persistant sur certains points.
Nombreux sont ceux qui réclament la suspension totale de la concertation nationale, et « il faudrait d’abord élaborer un plan de transition commun et promulguer une charte de transition », a-t-on demandé. Parmi ces voix figurent les organisations de la société civile (ONC) et le groupe Gen Z. Par ailleurs, une trentaine de personnalités politiques ont débattu et formulé des propositions à soumettre au gouvernement pour mener à bien la transition, lors d’une réunion de trois jours au Gymnase d’Ankorondrano.
Le FFKM, le ministère d’Etat chargé de la Refondation et le gouvernement dans son ensemble doivent prendre des dispositions sérieuses et parvenir à une décision commune concernant cette conférence nationale. Les fonds nécessaires à la tenue de cette conférence nationale, qui durera six mois, doivent également être disponibles pour que la consultation puisse s’étendre au niveau local. Nombreux sont ceux qui souhaitent une plus grande transparence et participation, permettant à chacun de participer aux propositions afin que ce dialogue soit crédible et inclusif.

 Rova M.

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