Meurtre d’une étudiante à Mahajanga: le voisin et sa compagne incarcérés

Le couple habitant la maison dans laquelle a été retrouvé le corps de Félicia, l’étudiante de 29 ans tuée à Ambohimandamina Mahajanga la semaine passée, a été arrêté par la police en début de semaine, dans le cadre des investigations liées à cette affaire.

Selon le commissaire Jimmy Clarin Rahari­nasy, chef de la police judiciaire du commissariat de police de Mangarivotra, les enquêtes préliminaires ont abouti à des soupçons portés fortement sur le conducteur de bajaj âgé de 31 ans et sa compagne.
«Les enquêtes ont permis de savoir que les locataires de la maison où le corps de Félicia a été retrouvé, étaient en possession du téléphone de celle-ci, disparu le jour des évènements. L’homme avait cherché à vendre le cellulaire auprès d’un réparateur de téléphone dans la ville, les jours qui ont suivi la découverte macabre, selon les témoignages. Mais comme il n’a pas réussi à vendre l’appareil, sa compagne l’a aidé pour trouver un potentiel acheteur. C’est l’une des raisons de leur interpellation dans cette affaire», a-t-on indiqué.
Le couple incriminé a été présenté devant le Parquet du tribunal de première instance (TPI) de Mahajanga hier, ainsi que le petit ami de la victime, lui aussi, arrêté par la police, suite à ce que des informations ont émané, comme quoi il battrait souvent la jeune femme.
Selon par ailleurs une source proche du dossier, les suspects sont passés devant le juge d’instruction dans la soirée, précédant l’annonce par le Parquet, de la détention préventive pour le couple et de la liberté provisoire pour le compagnon de Félicia.

Sous le lit…

A rappeler que cette étudiante de 29 ans, originaire de l’île aux Parfums, a été retrouvée morte dans des circonstances atroces dans la maison de son voisin dans la soirée du 10 décembre à Ambohimandamina. Son corps à moitié nu a été découvert sous le lit de son voisin, sa tête recouverte de sachet plastique, et ses membres ligotés ensemble par derrière.
Le compagnon de Félicia ignorait l’atrocité qu’elle avait subie, vu qu’il était de retour à la maison vers 19h, quand le meurtre a été mis au grand jour. Malgré cela, la police l’avait dégagé des lieux, par peur que le fokonolona qui le soupçonne
d’être le meurtrier, ne se déchaine contre lui. Il en était de même pour le couple habitant la maison de la découverte macabre, autrement, la situation aurait pris une tout autre tournure…

ATs.

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