Groupe Sodiat et famille Ravatomanga: les « perquisitions » s’enchaînent

Les domiciles des deux fils de Mamy Ravatomanga, ainsi que la société Polymad, ont été perquisitionnés, l’un après l’autre, hier en moins de 12h. Les individus ayant mené l’opération, ont saisi deux véhicules appartenant à Aina Ravatomanga.

D’Ankorondrano à Ivandry, en passant par Ivato, des individus en uniforme ont mené une série de perquisitions de propriétés liées à l’homme d’affaires Mamy Ravato­manga. La première fouille a eu lieu vers minuit au Vil­lage des jeux Ankoron­drano, à la société Polymad appartenant à Aina Ravatomanga. Des individus armés et encagoulés sont venus au siège de ladite société.
Une vidéo enregistrée par la caméra de surveillance sur place, montre les hommes forcer la porte puis fouiller de fond en comble le bureau du directeur, sous les yeux impuissants de l’agent de sécurité. Ils n’ont pas manqué de vandaliser les lieux. « Après avoir mené l’opé­ration à la Polymad, ils ont quitté l’endroit sans emporter quoi que ce soit. Ils se sont rendus par la suite au domicile de Aina Ravatomanga à Mandro­soa Ivato », a expliqué une source auprès du groupe Sodiat.
Les modes opératoires des individus en question étaient les mêmes, aussi bien à Ankorondrano qu’à Ivato. Toujours d’après les explications, ils ont dévêtu les agents de sécurité. Ils les ont également menacés avec leurs armes à feu. Cette fois, ils ont emporté deux véhicules en quittant les lieux. « Les concernés n’ont présenté aucun ordre de perquisition ni à An­korondrano, ni à Ivato », a-t-on précisé. Et d’après une autre source, les individus en uniforme auraient prévenu les agents de sécurité du domicile de Aina Ravatomanga, qu’ils allaient y retourner d’ici deux à trois jours.

Motif indéterminé

Quelques heures plus tard, soit entre 10h et 11h, des hommes en uniforme sont venus au domicile de Mialy Ravatomanga à Ivan­dry. « Cette fois, l’opération a été menée en bonne et due forme à ce qu’il paraît. Cependant, on a empêché nos collaborateurs sur place de prendre des photos durant la perquisition », a-t-on précisé. Durant l’échange téléphonique, ladite source a indiqué ne pas encore disposer d’informations détaillées sur ce qui s’est réellement passé sur place.

L’objet de cette série de perquisitions n’est pas dé­voilé. Mais, si l’on se fie à l’article 212 bis du Code de procédure pénale malgache, il s’agirait de crime ou délit contre la sûreté de l’Etat. Il y est écrit, « Les perquisitions et les visites domiciliaires faites dans le cadre d’une enquête préliminaire ou d’une information pour crime ou délit contre la sûreté de l’Etat sont effectuées conformément aux dispositions des articles 210 et 211 mais à toute heure du jour et de la nuit. »

LR

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