L’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, a été convoqué le mercredi
24 décembre par la brigade de gendarmerie de Toby Ratsimandrava dans le cadre d’une enquête pour «atteinte à la sûreté de l’Etat».
L’intéressé est appelé à se présenter dans le cadre d’une plainte enregistrée sous la référence ST n° 933-PRJ – plainte 2025, portant sur une atteinte à la sûreté de l’État. Les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les faits reprochés à ce stade.
La convocation est signée par le Général de Brigade Mamelison Mbina Nonos, commandant de la Gendarmerie nationale, et porte le cachet officiel de l’institution.
Cette affaire intervient dans un contexte politique et sécuritaire sensible, où les autorités affirment renforcer la vigilance face aux actes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et aux institutions de la République.
Le général Ravalomanana a exprimé une vive inquiétude dans une déclaration publique, affirmant se préparer «au pire» face à ce qu’il qualifie d’«acharnement judiciaire et d’abus de pouvoir». Il conteste fermement la légitimité de la procédure, précisant ne connaître ni les plaignants ni les témoins cités, et dénonce l’absence de réponse de la procureure compétente à ses démarches.
Selon ses déclarations, des éléments de la gendarmerie se seraient rendus à son domicile dans le cadre de cette enquête. Le général affirme n’avoir commis aucun acte criminel et assure qu’il se trouvait chez lui, sans contact avec des tiers, un point qu’il estime pouvoir être confirmé par les agents de sécurité présents.
Il indique également avoir pris des mesures de précaution pour ses enfants et avoir été contraint de se défendre lors de l’arrivée des forces de l’ordre. Il est sorti de chez lui avec une arme provoquant un retrait de ces forces armées. Des renforts, notamment des éléments du GSIS rattachés à la Présidence, seraient selon lui mobilisés pour intervenir contre lui.
Malgré la gravité des accusations et les déclarations publiques du concerné, aucune confirmation officielle n’a encore été émise par les autorités judiciaires ou la gendarmerie. Il convient de noter que le Général Richard Ravalomanana n’a pas répondu à la convocation. L’affaire reste donc à suivre de près, dans un contexte de tensions politiques persistantes.
N.A




