Athlète malvoyante et figure du sprint paralympique malgache, Aurélie Faravavy poursuit avec détermination son parcours sportif de haut niveau. Spécialiste des épreuves de 100 mètres, 200 mètres et 400 mètres, elle ambitionne aujourd’hui de représenter à nouveau Madagascar aux Jeux paralympiques, après une première participation remarquée à Tokyo. Son objectif est clair : participer aux Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028.
Malgré des conditions de préparation souvent difficiles, la sprinteuse affirme sa volonté de progresser. Elle explique que les résultats obtenus jusqu’à présent ont été atteints avec peu de moyens, mais restent encourageants. Dans ce sens, elle souligne l’importance du soutien, notamment celui des sponsors, pour améliorer la qualité de l’entraînement et renforcer la compétitivité sur le plan international.
Classification internationale
Au-delà de l’aspect financier, Aurélie Faravavy insiste sur le manque d’équipements sportifs adaptés et sur les difficultés rencontrées pour participer aux compétitions internationales. Ces rencontres sont pourtant indispensables pour obtenir une classification internationale, exigée dans les grandes compétitions paralympiques. L’absence de cette classification explique notamment son impossibilité de participer aux Jeux paralympiques de Paris en 2024.
Dans cette optique, des démarches sont actuellement menées avec le Madagascar Paralympic Committee, afin d’intégrer une classification officielle lors des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI). L’athlète estime que ces Jeux devraient d’ailleurs respecter les standards internationaux en proposant des compétitions complètes, permettant aux sprinteurs de concourir sur plusieurs distances. Une réunion entre les membres et les organisateurs des JIOI est d’ailleurs attendue afin d’aborder ces revendications avec les responsables concernés.
Par ailleurs, Aurélie Faravavy lance un appel aux autorités malgaches. Elle demande un accompagnement plus soutenu de la part de l’État, en particulier du ministère de la Jeunesse et des Sports, afin d’améliorer les conditions de préparation des athlètes en situation de handicap. Elle plaide également pour une reconnaissance équitable de l’équipe nationale paralympique, incluant les entraîneurs, les guides et les techniciens afin qu’ils bénéficient d’un traitement comparable à celui accordé aux équipes nationales des athlètes valides.
Animée par la passion, la persévérance et l’espoir d’un avenir meilleur pour le sport paralympique à Madagascar, Aurélie Faravavy continue de tracer son chemin vers l’excellence, avec en ligne de mire Los Angeles 2028.
Soafara Pharlin




