À 22 ans, Mathieu Gravier poursuit son ascension singulière sur le cirque blanc. Le slalomeur, qui a récemment adopté le nom de Gravier après avoir porté celui de Neumuller, aborde cette saison 2025-2026 avec l’objectif clair de faire chuter ses points FIS et de s’imposer plus régulièrement dans les courses CIT et FIS.
Les deux slaloms de Bardonecchia, disputés les 3 et 4 janvier, ont révélé un athlète encore en phase de rodage. Le 3 janvier, il termine 40e avec 125,94 points FIS, un résultat qui traduit une approche prudente sur un tracé technique et une neige exigeante. Le lendemain, il gagne quatre places pour figurer à la 36e position.
Le mois de décembre avait pourtant laissé entrevoir de bien meilleurs auspices. À Arolla, (Suisse), Gravier avait montré une belle forme. Le 16, lors d’un slalom national, il décroche une solide 27e place à 80,17 points FIS, en enchaînant les virages avec précision sur une neige peu tolérante. Le lendemain, en course FIS, il confirme avec une 23e place à 86,34 points.
Valmeinier, juste avant Noël, a en revanche rappelé la cruauté du slalom. Le 22 décembre, une sortie de piste en première manche (DNF) met fin prématurément à sa course. Le lendemain, une disqualification pour porte enfourchée en première manche (DSQ1) clôt un week-end français frustrant.
Ce bilan contrasté n’a rien de surprenant pour un skieur qui évolue en marge des grandes structures nationales et qui doit multiplier les courses FIS pour accumuler de l’expérience et de la confiance. À 22 ans, Gravier dispose encore d’une marge de progression importante, particulièrement sur la régularité. Ses passages les plus aboutis, comme à Arolla, montrent qu’il possède l’agressivité et la technique nécessaires pour produire des runs compétitifs.
L’enjeu des prochaines semaines sera de transformer ces promesses en constance, de limiter les fautes coûteuses et de faire baisser durablement son quota de points en slalom – actuellement aux alentours de 138.
Naisa




