Actuellement, l’armée malgache suit une formation dans la manipulation des armes qui viennent d’être livrées par la Russie. Comme on a pu le constater par le biais des réseaux sociaux, l’utilisation d’armes plus modernes telles que les drones figure parmi cette formation.
D’un autre côté, depuis le 12 janvier, les responsables de la police nationale (commissaires, officiers, inspecteurs) participent à une formation portant sur l’intervention opérationnelle et la gestion de situations de « tuerie de masse » comme cela s’est passé récemment en Australie.
La formation est cette fois assurée par deux experts français issus de l’unité d’élite RAID. L’objectif est de renforcer les capacités des forces de l’ordre malgache, notamment en matière d’intervention sur le terrain et de gestion des situations d’urgence impliquant plusieurs victimes.
Bien évidemment, il n’y a pas de péril immédiat. Mais il est toujours avantageux de se préparer à toutes les éventualités. On ne sait jamais quand on se trouvera face à une situation sur laquelle on s’est déjà fourbi les armes. Mais ce ne sera plus le moment d’improviser.
Il va sans dire que les formations dispensées sont de très haut niveau car ce sont des experts qui les encadrent. Pour cette raison, il faut que les éléments qui suivent ces formations montrent leur efficacité surtout en cette période où l’insécurité est montée de plusieurs crans.
Pour cela, il faut les déployer sur le terrain pour assurer la sécurité des citoyens surtout en milieu rural où la population souffre des agissements des dahalo. Comme ces derniers sont bien armés, ce sera l’occasion pour nos forces de défense et de sécurité de montrer de tout le bénéfice qu’ils ont tiré de ces formations.
Il ne s’agit plus seulement de parader et se pavaner pendant le défilé de la fête nationale comme on a l’habitude de les voir quand nos forces armées viennent d’acquérir de nouveaux équipements militaires ou vestimentaires. C’est à travers leur efficacité qu’on les jugera.
Quoi qu’il en soit, ces deux cas montrent bien que, tout comme en économie et en diplomatie, la coopération de Madagascar sur le plan militaire et sécuritaire avec les autres pays s’ouvre à tous les horizons. Par le passé, on a bien vu que dépendre d’un seul allié, sur tous les plans, n’est jamais recommandé.
En tout cas, il ne manquerait plus que les Etats-Unis nous envoient quelques éléments spécialisés (Seal,…) ainsi qu’Israël (Shin bet ou Tsahal) pour que nous puissions nous enorgueillir, au sein de nos forces de défense et de sécurité, de bénéficier d’une formation tous azimuts.
Ranaivo Lala Honoré




