Un adolescent de 13 ans a été tué par arme à feu lors d’un braquage dans une maison privée sise à Andobo, fokontany Tsarafara, commune rurale de Sabotsy-Namehana, avant-hier dans la soirée
Les faits se sont déroulés peu avant minuit. Selon les premiers éléments de l’enquête, une dizaine d’individus équipés de fusil à pompe, de pistolet et d’armes blanches ainsi qu’une pince coupante ont fait irruption dans la maison en forçant la porte principale. Ils n’ont pas hésité à ouvrir de feu.
Six coups de feu ont retenti indique-t-on, lors desquels, un jeune garçon qui dormait sur son lit, a été touché mortellement par une balle qui a littéralement traversé sa gorge. Ses parents et sa sœur impuissants, ont été épargnés par les malfaiteurs.
Après avoir obtenu l’objet de leur convoitise, soit une somme d’argent évaluée à quelque 20 millions d’ariary ainsi que trois Smartphones, les bandits ont pris la fuite sans que personne ne se soit mis en travers de leur chemin.
D’autres victimes…
Les coups de feu ont réveillé les riverains au milieu de la nuit. Selon les témoignages, ils auraient aperçu les bandits prendre la fuite après leur forfait, sans manifester la moindre peur ni observer le minimum de discrétion, faisant du bruit dans la rue. Ils ont d’ailleurs dépouillé trois villageois attardés (argent et téléphones portables) qu’ils ont rencontrés, après les avoir tabassés.
Intervention policière…
Avisés de la situation, les éléments du commissariat central de l’Avaradrano soutenus par leurs homologues de la Force d’intervention (FIP), ont débarqué à l’endroit de l’attaque, aux fins d’intervenir. Des éléments de la 2e section de la Brigade criminelle (BC) et de la Police scientifique et technique (PST) sont aussi venus en renfort dans le cadre des opérations de ratissage et de constatation d’usage. Malgré leur surnombre, les forces de l’ordre n’ont pu déceler une quelconque piste leur permettant de retrouver la trace des bandits.
La seule information obtenue par les enquêteurs au sujet des bandits demeure pour l’heure, le fait que ces derniers communiquaient entre eux avec le dialecte des gens du Sud du pays. D’ailleurs, leur façon d’agir a des similitudes avec celle des dahalo (voleurs de bœufs) de cette partie du pays: attaque par surprise avec des tirs d’intimidation pour dissuader toute tentative de contrecarrer leurs assauts. En tout cas dans l’Avaradrano, les actes de banditisme ont connu une recrudescence inquiétante ces derniers temps…
ATs.
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