Betroka: ils décapitent leur proie pour lui voler son arme à feu

Trois hommes âgés respectivement de 19, 28 et 29 ans, ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Betroka à l’issue de leur défèrement au parquet, avant-hier. Ils sont poursuivis pour l’assassinat d’une mère de famille dans la nuit du 27 au 28 janvier.

L’un des trois suspects était l’amant de la victime âgée de 36 ans. « L’un d’eux a décapité la mère de famille pendant que les deux autres l’ont immobilisée en tenant ses mains et ses pieds », a détaillé l’Officier principal de Police (OPP) Octave Randriamanantena, chef du CSP Betroka. Après les faits, ils sont retournés à la maison de leur victime pour s’emparer de l’arme à feu de cette dernière. Cependant, quelqu’un à la maison a déjà verrouillé les portes de l’intérieur.
Les faits se sont déroulés à Tsaraitso Betroka dans la nuit du 27 au 28 janvier. Dès la matinée de la découverte macabre, à 100 m du village, au bord de la route menant vers les rizières, les proches de la victime ont indiqué aux policiers venus sur place, qu’ils soupçonnaient l’amant de cette femme. «La tête de la victime a failli se détacher de son cou», a regretté l’OPP Octave Randriamanantena.

Trahi par son historique d’appels
« Nous avons reçu l’alerte, mercredi vers 6h. Nous sommes arrivés sur place, trente minutes plus tard, avec un médecin légiste, étant donné que Tsarai­tso est une commune rurale du district de Betroka », a détaillé le chef du CSP Betroka. Une fois le corps remis à sa fa­mille après les constatations d’usage, les policiers ont suivi une trace suspecte jusqu’à Naninora. Cependant, ils ont perdu la trace du suspect à l’entrée de cette commune.
Ils se sont alors rendus à la maison de l’amant de la trentenaire pour le conduire au commissariat pour les besoins de l’enquête. «Il a d’abord nié son implication dans ce meurtre. Cependant, la réquisition de son téléphone a prouvé le contraire. Il était le dernier à avoir contacté la mère de famille, le 27 janvier vers 21h, l’heure à laquelle elle est sortie de chez elle pour ne plus y revenir vivante», a détaillé l’OPP Octave Randriama­nan­tena.
Les aveux du premier suspect ont permis à la police de cueillir les deux autres. Elle a mis la main sur l’arme du crime, ainsi que le cellulaire de la victime, durant la série d’arrestations. « A Betroka, les bœufs et les armes à feu sont les objets de convoitise des malfrats. Pour le cas du trio, il appartient déjà à un gang mais n’a pas encore l’arme à feu, ce qui l’a poussé à commettre ce forfait », a conclu le chef du CSP Betroka.

LR

Partager sur: