Transports terrestres: 22 recommandations pour un nouveau départ

Un “loabary an-dasy” consacré à la réforme des transports terrestres s’est tenu à l’Immeuble Plan à Anosy, hier. Placée sous l’égide du Ministère des Transports et de la Météorologie et de l’Agence des Transports Terrestres, la rencontre a réuni administrations, syndicats et organisations professionnelles. Objectif commun affiché : assainir un sous-secteur vital pour la mobilité et l’économie nationale.

Les travaux ont débouché sur 22 recommandations. Parmi elles : le recensement des coopératives et la révision des textes qui les encadrent ; l’accélération de la délivrance des documents administratifs et le renforcement des centres d’immatriculation, dont ce­lui d’Antsirabe récemment ouvert ; la réactivation des commissions régionales de retrait de permis.
Les participants préconisent aussi un fonds d’urgence en matière d’assurance, une lutte renforcée contre la corruption via une cartographie des risques et une politique dédiée, ainsi que la confirmation de la gratuité du bac sur la RN6, avec sanctions en cas de perception illégale. L’exonération de taxe douanière pour les nouveaux véhicules de transport public est à l’étude. La révision du Code de la route et l’encadrement des cycles motorisés figurent également parmi les priorités.
Au-delà des constats, une feuille de route a été adoptée. Un comité technique de suivi, composé de représentants des transporteurs, sera mis en place. Des délais d’exécution ont été fixés. Un mécanisme d’évaluation per­­mettra d’ajuster les mesures si nécessaire.

Professionnalisation du secteur

Les échanges ont ciblé des difficultés concrètes. Les participants ont évoqué les retards dans la délivrance des cartes grises et permis, l’insécurité routière, les accidents fréquents, la corruption sur certains axes et la prolifération de transports illégaux.
Le ministre Juste Crés­cent Raharisone a rappelé l’exigence de résultats. «L’amélioration continue reste une priorité, même si des efforts ont déjà été engagés », a-t-il déclaré. Il a appelé à une action coordonnée et rapide. De son côté, le directeur général de l’ATT, Miram­bololona Ratovohery, a soulevé la dimension collective du chantier. « Nous devons renforcer l’organisation et la professionnalisation du secteur. Il s’agit avant tout d’un service public essentiel », a-t-il affirmé.
Les lourdeurs administratives et la pression fiscale ont aussi alimenté les débats.

Arh.

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