Après le limogeage de l’ancien premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, les spéculations se multiplient autour du nom de son successeur. Avec la volonté du régime de relancer le processus de refondation et d’apaiser les tensions politiques, plusieurs personnalités émergent pour prendre la tête du prochain gouvernement.
La Présidence semble rechercher un profil capable de conjuguer compétence technocratique, crédibilité politique et capacité de rassemblement. L’objectif est de rassurer une classe politique parfois inquiète concernant la démarche de refondation, tout en répondant aux attentes d’une partie de la population, notamment parmi les jeunes générations qui réclament un renouvellement des dirigeants politiques.
En pole position
Dans cette course informelle à la primature, un nom circule : celui de Serge Imbeh. Economiste et financier formé à l’Université de Toulouse, il dispose d’une solide expérience dans le secteur financier international. Un parcours qui pourrait constituer un atout par rapport à des ambitions économiques élevées, notamment avec un objectif de croissance de 6% et la volonté d’attirer davantage d’investissements directs étrangers.
Selon Africa Intelligence, le nouveau régime l’aurait déjà approché au début de cette année. Il aurait toutefois décliné l’offre dans un premier temps, exigeant une feuille de route claire concernant le programme de refondation. Cette position lui vaut aujourd’hui une certaine crédibilité auprès d’une partie de la classe politique, qui réclame davantage de clarté sur le processus de refondation.
Des profils
Parmi les noms les plus cités figure également celui de Serge Zafimahova, considéré comme l’héritier politique d’Albert Zafy. Connu pour ses prises de position sur la crédibilité des processus électoraux et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, il s’est imposé ces dernières années comme une voix régulière dans les débats publics. Polytechnicien de formation, il intervient également comme analyste des questions de gouvernance, de corruption et de développement à Madagascar. Pour ses partisans, son profil pourrait incarner un pont entre les exigences de réformes et les attentes d’une partie de la société civile.
Autre personnalité citée, José Andrianoelison. Ce technocrate et ministre de la Production agricole et de la réforme agraire du temps de la 2e République, garde une belle cote auprès des analystes pour son « attachement à la rigueur technique dans la gestion des affaires publiques ».
Tivo Rasam




