Dans la localité d’Ambohidrazana, à Alakamisy Fenoarivo, un violent braquage à main armée a coûté la vie à deux villageois dans la nuit d’avant-hier à hier. Cet acte tragique illustre une nouvelle fois l’ampleur préoccupante de l’insécurité qui gagne du terrain dans la Grande Île, particulièrement dans la capitale et ses environs.
Selon les témoignages recueillis auprès des victimes, pas moins de 15 hommes armés ont pris d’assaut la maison peu avant minuit dans cette localité. Les malfaiteurs ont d’abord arraché la porte métallique de l’habitation avant d’y pénétrer de force. Une fois à l’intérieur, ils ont immédiatement ouvert le feu. Le propriétaire des lieux, âgé de 67 ans, ainsi que son fils de 41 ans, ont été pris pour cibles et ont succombé sur le coup. Une autre occupante de la maison a également été atteinte par balle, mais elle a survécu et reçoit actuellement des soins à l’hôpital. Au total, au moins 13 coups de feu ont été tirés par les assaillants, dont les détonations ont résonné dans toute la circonscription, réveillant les riverains qui ont aussitôt alerté la gendarmerie.
« C’était une nuit de terreur. Mon fils m’avait appelé en pleine milieu de la nuit pour me demander si on n’entendait pas les bruits d’arme à feu qui retentissaient dans le quartier. Je lui ai répondu que nous aussi nous étions apeurés en les entendant. On avait coupé l’appel et alerté la gendarmerie immédiatement », a témoigné un riverain.
Selon les informations recueillies, certains assaillants portaient des cagoules tandis que d’autres opéraient à visage découvert. Ils étaient lourdement armés, notamment de kalachnikovs, de fusils de chasse et de pistolets de fabrication artisanale. Les victimes appartiendraient à une famille modeste et ne disposeraient pas de grandes sommes d’argent à leur domicile. Les malfaiteurs n’auraient emporté qu’environ 300.000 ariary ainsi que quelques bijoux, avant de quitter les lieux en emportant également la porte métallique qu’ils avaient arrachée pour pénétrer dans la maison. Actuellement, une enquête est déjà ouverte au niveau de la gendarmerie de Fenoarivo.
ATs.




