Le concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et des Greffes (ENMG), session 2024, continue de susciter débats et interrogations. Si les résultats des épreuves écrites ont été publiés, avec 33 candidats admissibles, les épreuves orales restent en attente, alimentant ainsi diverses spéculations. Et face aux rumeurs de corruption autour de ce concours d’entrée, la direction sort de son silence.
Le directeur de l’établissement, Anthony Ramarolahihaingonirainy, a tenu à apporter des éclaircissements. Selon lui, toutes les étapes du concours sont encadrées par des règles strictes, allant de la réception des dossiers jusqu’à la correction des copies et à la publication des résultats. Des mécanismes sont mis en place afin de garantir l’égalité de traitement entre les candidats. Le jury, composé de professionnels expérimentés, dispose d’une totale indépendance dans l’évaluation.
«Il n’y a aucune place pour la corruption dans ce concours», a affirmé le directeur. Il précise que des dispositifs de contrôle existent pour prévenir toute dérive et assurer le respect des principes d’intégrité et de transparence.
Selon les responsables, les rumeurs qui circulent, seraient liées à une méconnaissance du processus ou à des déceptions individuelles. Un appel est ainsi lancé à la prudence, afin d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées susceptibles de nuire à la crédibilité de l’institution.
La direction met par ailleurs en avant le mérite des candidats retenus. Parmi eux des majors, des vice-majors ainsi que des profils issus de milieux modestes.
Dans l’attente de la suite du processus, candidats et observateurs restent suspendus à l’annonce du calendrier des épreuves orales.
S.A




