Une démarche inédite dans le processus de formation du nouveau gouvernement. Dorénavant, pour être ministre, il faut passer par un détecteur de mensonge.
Dans le cadre de la réforme de l’administration publique, les autorités malgaches mettent en place un nouveau processus de sélection des futurs membres du Gouvernement, basé sur la transparence, la performance et l’intégrité. Tous les candidats ministres seront soumis au test de polygraphe, pour s’avoir s’ils mentent et s’assurer de leur intégrité et honnêteté.
« La sélection des membres du Gouvernement ne devrait plus prendre beaucoup de temps. Désormais, ce n’est plus à nous de choisir les personnes uniquement sur la base d’entretiens, mais des spécialistes en polygraphe venant de l’étranger interviennent », a fait savoir le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, à l’issue de la présentation du rapport de la Cour des comptes, sur la gestion des deniers publics en 2025.
Cette approche vise à renforcer la crédibilité des institutions. « Nous avons besoin de personnes intègres. Même s’ils ne sont pas propres à 100%, mais à plus 60%, Madagascar connaîtra déjà un changement », a-t-il poursuivi. Les résultats sont attendus d’ici lundi ou, au plus tard, mardi. Ceux qui n’ont pas réussi à passer le test, ne seront pas retenus pour un entretien. Il appelle toutefois à la patience, soulignant que cette réforme s’inscrit dans une volonté d’obtenir des résultats durables pour Madagascar.
Au-delà de ce dispositif, le processus repose également sur plusieurs critères. Une évaluation approfondie des compétences techniques, des capacités de gestion et des qualités humaines est aussi au programme, avec un accent particulier sur la capacité des candidats à produire des résultats concrets. Des mécanismes de suivi sont également prévus afin de mesurer l’atteinte des objectifs assignés.
Par ailleurs, les futurs membres du Gouvernement devront aussi signer une lettre d’engagement incluant une déclaration de patrimoine, dans une logique de transparence et de redevabilité. Une enquête de moralité complète ce dispositif, permettant d’examiner la réputation et le comportement des candidats au sein de la société.
Les autorités envisagent également d’étendre l’usage du polygraphe pour évaluer annuellement les hauts fonctionnaires, afin d’identifier les lacunes, sanctionner les manquements et procéder à des remplacements, si nécessaire.
N.A




