Antananarivo fait face actuellement à une recrudescence des vols de biens publics. Ces actes d’incivisme et de vandalisme ciblent en particulier les infrastructures urbaines destinées à l’embellissement et à la sécurité de la ville, notamment les grilles et barrières entourant les jardins et les édifices publics, les panneaux de signalisation ainsi que les lampadaires.
«Sur une vingtaine de panneaux de signalisation qu’on venait d’installer il y a à peine deux semaines, la moitié a déjà disparu. Il en est de même pour les grilles et lampadaires entourant le lac Anosy. Sans parler des lampadaires de la rocade d’Iarivo Ambohimahitsy qui ont totalement disparu», rapporte un responsable de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).
On déplore par la même occasion la disparition du boitier de commande d’une des feux tricolores qu’on venait juste d’installer. «En collaboration avec la police nationale, nous effectuons toujours des rondes la nuit mais cela n’avait pas apporté les résultats escomptés à cause d’une insuffisance d’effectifs et de moyens matériels», souligne notre source.
La municipalité d’Antananarivo lance ainsi un appel à la vigilance ainsi qu’à une collaboration citoyenne pour dénoncer les auteurs de ces actes.
Les ferrailleurs pointés du doigt
Les ferrailleurs, notamment ceux des marchés d’Ambalavao Isotry et d’Anosibe, ont été identifiés comme une plaque tournante d’écoulement de ces objets volés. En effet, dans la majorité des cas, les enquêtes des forces de l’ordre ont toujours abouti à l’arrestation des vendeurs issus de ces marchés en tant que receleur, si on ne parle que des barres de fer provenant du stade Barea dont l’histoire a défrayé les médias.
Des mesures ont été prises et renforcées, sans arriver à éradiquer totalement le phénomène. D’autant plus que, selon notre source, ces receleurs détruisent en petits morceaux ou même transforment les objets volés pour qu’on ne puisse pas les reconnaitre à première vue.
Selon la législation malgache, la destruction ou le vol de biens publics est un délit sévèrement puni, pouvant aller d’un à 5 ans d’emprisonnement.
Sera R.




