Rassemblement des Barea en Turquie : Corentin Martins annonce la couleur

Alors que les Barea ont posé leurs valises en terre turque pour un stage de préparation qui sent bon la poudre, le sélectionneur national, Corentin Martins, n’a pas tourné autour du pot. Face à la presse, il a déroulé la feuille de route. Ce rassemblement n’est pas une simple virée amicale, c’est une mise en jambes grandeur nature pour la prochaine campagne de qualification de la coupe d’Afrique des nations.

«L’objectif de ce stage, c’est toujours de préparer la prochaine compétition, c’est la Can. C’est de faire des matchs, de chercher à progresser au classement Fifa. Devenir encore meilleur que ce qu’on a été auparavant», a-t-il martelé, avant d’ajouter que l’équipe vise clairement la gagne à chaque sortie, pour grimper au ranking et surtout, décrocher le sésame pour la phase finale.
Le technicien n’a pas caché que le groupe, même s’il est
« plus ou moins au complet aux forceps », tourne à plein régime. « On va essayer de bien s’appliquer à ce qu’on sait faire », a-t-il insisté, histoire de rappeler que les Barea ne vont pas réinventer le football.
L’adversaire du jour, le Kirghizistan, a été passé au scanner : le sélectionneur a visionné trois matchs récents, dont le dernier en date contre la Guinée équatoriale il y a quarante-huit heures. Chan­ge­ment de coach, onze rajeuni, beaucoup de nouveaux visages… « C’est une équipe très jeune. C’est un match qui ne sera pas une promenade de santé, mais on a bien travaillé. On va essayer d’obtenir les meilleurs résultats possibles », a-t-il lâché.

Le cas Sony Laiton
Mais le sujet qui a fait le plus de bruit, c’est évidemment le cas Sony Laiton. Le sélectionneur a sorti les gants de velours… et les a vite rangés. Contacté par téléphone, «Sony, à un moment donné, a préféré jouer pour son club que de venir en sélection. Donc moi je lui ai dit qu’il faisait des choix, moi je lui faisais aussi des choix», a résumé le patron du banc, avant d’ajouter que trois gardiens ont été convoqués, ils sont là, ils bossent bien, le vestiaire tourne rond. Inutile de chambouler quoi que ce soit.
Et puis, il y a eu ces mots sur les réseaux sociaux qui sont restés en travers de la gorge : « ils nous ont oubliés mais ils s’en souviendront ». Le sélectionneur n’a pas mâché ses mots : « Quand on dit ça, ça veut dire qu’on s’attaque à moi, on s’attaque à mes choix et ça ne peut pas fonctionner après ». Message reçu cinq sur cinq : on ne tape pas sur la main qui sélectionne.

Naisa

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