Jeune homme sauvagement tué à Toamasina: le meurtrier jeté derrière les barreaux

Le meurtre sauvage d’un jeune homme à Toamasina à la fin du mois dernier a été élucidé. Le présumé auteur du crime a été placé sous mandat de dépôt avant-hier à la Maison centrale d’Ambalatavoahangy.

Le 30 mars dernier, un jeune homme de 20 ans résidant à Betainomby avait disparu. Deux jours après, soit de 1er avril, son cadavre a été découvert au bord d’une rivière à Tanan­dava, avec de nombreuses lésions probablement faites avec des objets tranchants. Ce qui, aux yeux des gendarmes en charge de l’enquête, atteste que le jeune homme a été assassiné.
Et les investigations qui ont suivi ont permis aux enquêteurs de la compagnie territoriale de gendarmerie Toamasina d’aboutir à une piste sérieuse, leur ayant conduit à l’interpellation d’un jeune homme d’une trentaine d’années. Ce dernier, annonce-t-on, figurait parmi les dernières personnes entrées en contact avec la victime précédant sa mort.
Tous les indices retrouvés en sa possession portaient à l’incriminer dans l’affaire. « Les gendarmes ont découvert le téléphone de la victime entre ses mains, sans parler de ses vêtements tachés de sang. Autant de preuves en tout cas, qui ont finalement poussé le suspect à admettre son forfait, sous le feu roulant de question des enquêteurs. Il a sans ambages reconnu que le tee-shirt tâché de sang était celui qu’il avait porté lorsqu’il a commis le meurtre », indique la gendarmerie.

Des dettes sur le dos…

A travers les questions posées au suspect, les enquêteurs ont fini par découvrir le mobile du crime: des dettes énormes issues de pari et jeu de hasard perdus que le suspect devait rembourser. « Il a raconté qu’il était couvert de dettes et devait trouver de l’argent pour les effacer. Comme il a appris que les parents de sa victime avaient obtenu de l’argent issu de la vente d’un terrain, l’idée a germé en lui de séquestrer le jeune homme, pour ensuite réclamer de l’argent à ses parents à titre de rançon de libération. Sauf que son plan n’a pas marché comme il le souhaitait, la victime ayant opposé de la résistance lors du piège qu’il lui a tendu. Il lui a ainsi transpercé le corps à plusieurs reprises à l’aide d’un pieu. Ce qui a conduit à la mort du jeune homme», poursuit-t-on.
Le piège en question consistait, selon les explications reçues, à contacter la victime sur Facebook pour lui proposer un téléphone à vendre. Le bourreau a par la suite donné rendez-vous à la victime dans un endroit isolé à Tanandava. C’est là-bas qu’il est passé à l’acte en charcutant sans ménagement le vingtenaire et ainsi de jeter le corps dans l’eau après l’avoir anéanti.

ATs.

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