Vatovavy et Fitovinany: le mucuna, nouvel allié des systèmes agricoles

Dans les régions de Vatovavy et de Fitovinany, une plante suscite un intérêt croissant chez les exploitants agricoles : le mucuna (Mucuna pruriens).

Introduite par l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), cette légumineuse s’impose comme une des réponses clés aux défis agricoles locaux.
Diverses contraintes pénalisent toutefois les agriculteurs : appauvrissement des sols, faibles rendements et pénurie de fourrage. Dans ces systèmes où cultures et élevage sont étroitement liés, le manque d’aliments pour le bétail freine la productivité globale. Pour y remédier, l’ILRI, en partenariat avec la direction régionale de l’Agriculture, accompagne les producteurs dans l’introduction du Mucuna. Les premiers essais, menés en mi­lieu paysan, affichent des résultats encourageants.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme FSRP, financé par la Banque mondiale. Elle illustre le potentiel des solutions intégrées pour renforcer la résilience et la productivité agricoles à Madagascar.
Les explications fournies par les techniciens de (ILRI) montrent que cette plante se distingue par sa croissance rapide et sa forte production de biomasse. Elle fournit un fourrage riche en protéines tout en restaurant la fertilité des sols. En effet, sa couverture végétale limite l’érosion et réduit les mauvaises herbes. Elle améliore significativement aussi les rendements des cultures associées, no­tam­ment le maïs.

Les exploitants agricoles adhèrent
Sur le terrain, les agriculteurs constatent rapidement ces bénéfices. Charline, l’une des premières utilisatrices, affirme : « Je suis très satisfaite de la culture du Mucuna. J’ai constaté une vraie différence dans mon champ. L’année prochaine, je souhaite augmenter la surface cultivée », a-t-elle assuré.
D’autres producteurs sui­vent son exemple. Aina explique : « Au début, j’étais hésitant. J’ai testé sur une petite parcelle. En voyant les résultats, j’ai été convaincu. Je vais semer le reste des semences ». Même constat pour Ar­mand : « En associant le maïs au Mucuna, j’ai obtenu de meilleurs rendements tout en produisant du fourrage pour mes animaux ».
Ces échanges entre pairs accélèrent l’adoption de cette innovation. Le projet repose aussi sur des formations et un suivi technique régulier garantis par les techniciens. A terme, les acteurs envisagent d’élargir l’accès aux semences et de renforcer les capacités locales afin d’intégrer durablement le mucuna dans les systèmes agricoles.

Arh.

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