La population d’Ambanja, de la région Diana, vit dans la terreur depuis le début de ce mois. Alors que la plaie laissée par le décès d’un jeune homme âgé de 18 ans, gardé à vue à la gendarmerie locale le 4 mai ne s’est pas encore cicatrisée, un braquage sanglant et meurtrier s’est produit, dimanche chez un opérateur économique d’origine chinoise.
Cinq bandits armés, ont pris d’assaut le domicile d’un opérateur économique chinois à Nosy Faly Ambanja, dimanche soir. Durant l’attaque, ils ont tué à coups de hache le gardien des lieux et grièvement blessé à la tête le ressortissant étranger. Les malfrats ont alors raflé, entre autres, des billets de banque en ariary et des devises étrangères d’une valeur pour l’instant indéterminée, ainsi que des bijoux. D’après le maire d’Antafiambotry, « L’un des malfrats était un ancien employé du Chinois. Il a incité ses amis à perpétrer le coup ».
Sitôt alertées, la gendarmerie et la police ont mobilisé leurs éléments pour rechercher et capturer les malfrats. « Le groupe est tombé nez à nez avec nos éléments à Antetezambato. Un affrontement était inévitable, durant lequel l’un des suspects a été touché mortellement par balles », a expliqué la gendarmerie. Celui tué par les gendarmes, était en réalité l’homme chargé de transporter le sac où se trouvaient une partie du butin.
La confiance mutuelle à l’épreuve
« Toutes les sommes dérobées n’ont pas été récupérées. Nous n’avons saisi que 3 millions d’ariary, ainsi que quelques dollars, euros et yuans, et le passeport de la victime », a-t-on poursuivi. Les recherches des quatre suspects en cavale se poursuivent. Ainsi, les forces de l’ordre et la cheffe du district d’Ambanja appellent à la collaboration de tous afin de retrouver ces assaillants. « Chacun de nous est le premier responsable de sécurisation de notre société », a-t-elle indiqué.
Ce hold-up est survenu moins d’une semaine après la mort d’un jeune âgé de 18 ans après une garde à vue au sein de la gendarmerie pour une histoire de disparition d’arme à feu. Beaucoup ont soupçonné une exécution sommaire maquillée en prévention d’une tentative de fuite, au point que le fokonolona s’est rendu au poste de gendarmerie avec la dépouille mortelle de la victime pour demander des comptes. Force est portant de dire que la confiance entre la population et les forces de l’ordre constitue le seul garant du rétablissement de l’ordre.
LR




