Haltérophilie – Championnats d’Afrique : le “Goat” Tojo signe un retour triomphal avec trois ors

Le « Goat » de l’haltérophilie africaine a signé un retour triomphal au championnat d’Afrique. Après deux années de blessures, de rééducation et de doutes, Tojonirina Alain Andriantsitohaina a retrouvé le sommet continental en décrochant trois médailles d’or aux championnats d’Afrique d’haltérophilie disputés, cette semaine à Ismaïlia, en Égypte.

À 30 ans, la légende mal­gache a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son talent ni de sa détermination. Alors qu’il avait envisagé de prendre sa retraite l’année dernière, Tojo a finalement choisi de revenir à la compétition, por­té par son amour iné­branlable pour sa discipline. Engagé finalement dans la catégorie des -79 kg, au lieu des -71 kg initialement prévus, le champion malgache a dominé les débats face aux meilleurs haltérophiles du continent.
Il a d’abord réussi un impressionnant arraché à 142 kg avant d’enchaîner avec 171 kg à l’épaulé-jeté, lors de son deuxième essai. Avec un total olympique de 313 kg, il s’est hissé sur la plus haute marche du podium et confirme, une fois de plus, sa domination sur le plateau africain. Son principal rival, le Nigé­rian Adedapo Adeleke Opa­deji, termine deuxième avec 310 kg au total olympique, tandis que le Tunisien Ayoub Salem complète le podium avec 305 kg.

Cap sur Los Angeles 2028
Grâce à cette performance, l’escouade malgache por­te son bilan à 17 médailles dont 6 en or, 4 en argent, 7 en bronze. Très ému après sa victoire, Tojo a livré un témoignage poignant sur son parcours semé d’embûches.

« Ce comeback a une saveur particulière : celle de la résilience. Aujourd’hui, je ne ramène pas seulement trois médailles d’or, mais la preuve que l’amour, la patience, le courage et la discipline finissent toujours par triompher », a-t-il déclaré. Le champion a également confié que plusieurs mo­ments difficiles l’avaient poussé à penser à l’abandon avant que sa passion pour l’haltérophilie ne reprenne le dessus.
Après avoir manqué les Jeux olympiques de Paris 2024, Tojo regarde désormais vers l’avenir avec un ultime objectif de décrocher sa qualification pour les Jeux de Los Angeles 2028. Une dernière valse qui pourrait définitivement inscrire son nom parmi les plus grandes figures du sport malagasy et africain. Le message est clair : le patron est de retour.

Soafara Pharlin

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