La lutte anti-corruption et le processus de refondation devraient aller de pair pour renverser la tendance pour un développement durable de Madagascar. Pour y parvenir, le président du Comité pour la sauvegarde de l’Intégrité (CSI), Jean Louis Andriamifidy, prône pour le renforcement des capacités des institutions.« Aucune politique de refondation durable ne peut aboutir sans une gouvernance transparente, responsable et fondée sur l’intégrité publique », a-t-il souligné, lors d’un atelier organisé récemment par l’ACFE Madagascar, branche de l’Association of certified fraud examiners (ACFE), tout en rappelant les effets de la corruption sur le développement économique, financier et social du pays.
Malgré la mise en place de différentes stratégies et structures de lutte contre la corruption, les résultats ne convainquent pas encore l’opinion publique. Les critiques portent souvent sur la faiblesse des mécanismes de contrôle, la lenteur des procédures judiciaires et l’impunité dans certaines affaires sensibles.
Et le CSI estime que la réussite de la nouvelle stratégie anticorruption 2025-2030 dépendra avant tout de la capacité des institutions à agir de manière indépendante et crédible. Mais il faut parvenir à une meilleure synergie entre la Politique générale de l’Etat axée sur la Refondation et les dispositifs nationaux de lutte contre la corruption. « Cette complémentarité constitue une condition indispensable pour instaurer une gouvernance plus efficace et restaurer durablement la confiance entre l’Etat et les citoyens », a-t-il insisté.
En tout cas, le véritable défi concerne l’application concrète des réformes annoncées. La lutte contre la corruption ne pourra produire des résultats tangibles sans une volonté politique forte, un renforcement de l’indépendance judiciaire et une plus grande transparence dans la gestion publique.D’ailleurs, la population trépigne d’impatience face aux promesses de changement alors que la situation économique et sociale au pays ne cesse de se dégrader.
Rakoto




