Renforcer le leadership féminin et accroître la participation des femmes aux affaires publiques : c’est l’objectif de la rencontre nationale des femmes leaders qui a débuté hier à Anosy, sous la férule de la Première dame, Elisa Randrianirina.
Comment renforcer la voix des femmes et augmenter leur représentativité dans les sphères de décision ? Durant deux jours, des élues, entrepreneures, techniciennes ou responsables d’associations, issues de 20 structures de femmes leaders, vont répondre à cette question et dégager des propositions concrètes. Car le constat est accablant. La place des femmes malgaches dans des postes à responsabilité, demeure limitée. A titre d’exemple, seules 16% des députées siègent actuellement à l’Assemblée nationale.
« La Refondation n’est pas l’affaire de quelques personnes. Cela relève de la responsabilité de chacun et les femmes en font partie », a souligné Elisa Randrianirina. « Nous réaffirmons notre engagement à soutenir et à renforcer le leadership des femmes. Nous donnons la vie et nous méritons d’être respectées », a-t-elle ajouté.
Elle a insisté sur la nécessité d’apporter une « grande force » à la cause féminine capable de porter la Refondation sur les plans politique, économique et social. « La solidarité et l’entraide entre femmes sont indispensables pour bâtir une Refondation réellement inclusive », a-t-elle conclu.
« Cette initiative fait suite à l’appel lancé le 8 mars par l’épouse du Président », a rappelé la conseillère technique principale auprès du Pnud, partenaire de l’événement. Les résolutions issues de cette rencontre seront portées, lors de la concertation nationale qui représente « une opportunité stratégique pour Madagascar et pour les femmes malgaches », afin de faire entendre leur voix et de marquer de leur empreinte le processus et même la Refondation de la Nation.
N.A




