Olympiades d’échecs 2026 : l’équation délicate de la sélection féminine malgache

A quelques mois des Olympiades d’échecs de Samarkand (15 au 27 septembre), la Fédération malgache du jeu d’échecs (FMJE) a officialisé sa sélection féminine. Si des joueuses de valeur composent l’équipe nationale, sa composition soulève néanmoins plusieurs questions légitimes quant à la cohérence entre les choix opérés et le classement Elo national.
Sabine Ravelomanana (WFM, 1894) figure logiquement en tête de liste. A 38 ans, l’expérimentée leader reste l’élément le plus solide de l’édifice malgache. Sa présence sur le premier échiquier ne prête pas à discussion.
En revanche, la sélection du reste de l’équipe, est sujet à débat. Diary Ramorasata (1742) et Christiana Ran­driatsiferana (WCM, 1728) sont bien à leur rang, même si des joueuses mieux classées soient écartées. Plus surprenante est la convocation de Norotiana Fararindra Rabenandrasana (1651), septième au classement Fide. Devancée par cinq concurrentes directes, sa sélection repose sur son rang aux qualifications mais elle interroge sur la priorité donnée au mérite objectif.
Le choix le plus discuté concerne sans conteste Lalasoa Miarana Irinah (1549 Elo, née en 2010). Hors du top 10 national, avec un rating relativement modeste pour une Olympiade, sa présence traduit une claire volonté de miser sur le potentiel et l’avenir. C’est un pari sur le long terme, mais comporte un risque réel sur le plan sportif immédiat. Face à des nations bien plus armées, une joueuse sous les 1550 Elo pourrait se retrouver en grande difficulté.
On ne peut s’empêcher de noter l’absence de plusieurs talents mieux classés. Aina Johanna Rajaonasy (1776), brillante deuxième joueuse nationale et prodige de 11 ans, manque à l’appel, malgré un Elo supérieur à trois des sélectionnées. De même, Aina Mahasambatra Tsinjoviniavo (WCM 1726) et Narindra Ursula Andriahenintsoa (1703), pourtant bien placées, n’ont pas été retenues.

Naisa

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