Filière arachide: le prix fixé à 2.000 ariary le kilo, dans le Menabe

Redynamisation de la production locale. Le ministère du Commerce et de l’industrialisation (MinCC) a lancé une stratégie de relance de la filière arachide dans la région Menabe, fixant le prix d’achat à 2.000 ariary le kilo, hier lors d’une réunion à la Chambre de commerce et d’industrie CCI de Morondava.
Les principaux acteurs de la filière comme les collecteurs, agriculteurs, exportateurs, services techniques ainsi que les représentants régionaux dans la région Menabe, ont profité de cette rencontre, pour établir une stratégie permettant d’améliorer la compétitivité de ce produit emblématique de la région.
Dans cette optique, producteurs et acheteurs ont décidé à l’unanimité sur le montant du prix fixé à 2.000 ariary le kilo d’arachides auprès des agriculteurs. « Cet engagement répond aux préoccupations des cultivateurs confrontés à la baisse des prix de leur production », indique le ministère.
Au-delà de la question des prix, les participants ont également défini les grandes orientations d’une stratégie de relance de la filière. Les discussions ont également porté sur l’amélioration de la qualité des produits, la diversification des débouchés commerciaux, le renforcement de l’accompagnement technique des producteurs, la mise à disposition d’équipements adaptés ainsi que la création d’un mécanisme chargé de coordonner la mise en œuvre de cette stratégie.

Développer de nouveaux marchés

Pour la ministre Haingotiana Andriamadison, elle a insisté sur la nécessité de développer de nouveaux marchés tout en respectant les standards de qualité afin de permettre à l’arachide malgache d’accéder à des marchés plus exigeants, notamment celui de l’Union européenne.
« L’arachide doit devenir une filière professionnelle », a-t-elle insisté.
Dans cette perspective, le ministère avance que des discussions sont prévues dès la semaine prochaine avec des partenaires chinois afin d’harmoniser les critères de contrôle des produits et de renforcer la coopération commerciale.
Par ailleurs, les producteurs bénéficieront aussi d’une formation grâce à une collaboration entre le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et le Bureau des normes de Madagascar (BNM).

Jean Riana

Partager sur: