Amboanjobe: découverte d’un cadavre mutilé

Une autre découverte macabre a été notifiée hier matin à Amboanjobe, dans le district d’Antananarivo Atsimondrano, là-même où l’on a récemment retrouvé le corps sans vie de la petite Sahala. Cette fois-ci, il s’agit du corps d’un homme la trentaine sonnée, dont la chair a été pour ainsi dire tailladée par ses assassins, depuis le bas-ventre jusqu’aux jambes. Une triste vérité que les autorités locales (gendarmerie, médecin légiste, chef de quartier, le fokonolona qui a découvert le corps en premier) n’ont pas contredit lors des constatations d’usage.
Quelques-unes des personnes présentes n’ont pas tardé à identifier la victime. Il s’agit d’un père de famille résidant à Antsahabe, une localité située pas très loin des lieux de la découverte macabre. D’après le témoignage de l’épouse du défunt ayant appris le drame d’une proche rapidement, son mari n’avait pas dormi à la maison la veille.
« Il était sorti de la maison hier matin (ndlr : mercredi) pour vendre des volailles comme il le faisait habituellement. Il avait emporté en partant, environ 300.000 ariary qu’il utilisait dans son petit business. Ce jour-là, il avait encore rendu visite à sa mère à Ambohibao Amboanjobe dans l’après-midi et depuis, on a vainement attendu qu’il rentre à la maison », a indiqué sa femme.
Mutilé…

D’après les informations recueillies, le corps du trentenaire a été abandonné dans un buisson au bord de la route, derrière un groupe de maisons. L’examen du corps a révélé l’existence de nombreuses blessures faites d’objet tranchant au niveau de sa poitrine et son cou. Mais le plus horrible est que la partie inférieure du corps, entre sa hanche et sa jambe, n’était plus que du squelette. Le médecin légiste a par ailleurs supposé que le « charcutage » remontait la veille.
« C’était une scène de barbarie qui dépasse l’entendement humain. Rien à dire, sinon qu’on l’a sauvagement assassiné pour ensuite minutieusement retirer ses organes entre le bassin et les jambes », a indiqué un proche de la famille.
Du pain sur la planche en tout cas, pour la gendarmerie d’Andoharanofotsy en charge de l’enquête, vu qu’elle est encore en pleines investigations concernant le meurtre de la petite Sahala. Et en attendant que les circonstances sur ces deux meurtres abominables soient élucidées et que les bourreaux respectifs des deux victimes arrêtés, plus d’un se demande, pourquoi de telles scènes d’horreur se déroulent à Amboanjobe, en l’espace de seulement quelques jours…

ATs

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