« Parachute », un moyen métrage produit par Prelud Studio et réalisé par Anthony Relisa, est attendu dans les salles obscures malgaches au cours du second semestre de cette année. Une œuvre qui invite à contempler la fragilité humaine.
Ce thriller psychologique résolument malgache suit le quotidien de Tiavina, incarnée par Manou Radifera. A l’aube de ses 25 ans, la jeune femme s’apprête à célébrer son anniversaire, entourée de ses amis. Mais lorsqu’un événement inexplicable survient, elle se retrouve prisonnière d’une mystérieuse boucle spatio-temporelle, au cœur d’un monde étrange et fragmenté. Guidée par des indices disséminés dans cet univers nommé Azgad, Tiavina entame un voyage introspectif où la frontière entre les souvenirs, la réalité et l’imagination devient de plus en plus floue.
« Expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, Parachute explore cet espace invisible où la tristesse, les souvenirs et l’espoir se confondent. A travers le regard d’une jeune femme en quête d’elle-même, le film nous entraîne dans un voyage profondément intérieur, où le temps, la mémoire et la réalité deviennent les reflets de son état psychologique », explique l’équipe du film.
Pour le réalisateur Anthony Relisa, ce projet revêt une dimension unique. « Ce film me tient énormément à cœur. Il est le fruit de plusieurs mois de travail, de création et d’investissement personnel, mais avant tout d’une expérience émotionnelle », a-t-il annoncé, avant de poursuivre : « La cinématographie n’a pas nécessairement besoin d’une raison ou d’une intention pour exister. Une image, un silence, un regard peuvent suffire à toucher, à marquer, à traverser le temps. Le cinéma a cette capacité unique de survivre à ceux qui le créent. Il se prolonge à l’infini sur une ligne temporelle, portant avec lui des émotions qui continuent de vivre bien après leur naissance. Au fond, c’est peut-être cela qui demeure d’un réalisateur lorsque sa vie s’achève : les émotions qu’il a laissées derrière lui. »
Joachin Michaël




