Le gouvernement malgache a de nouveau décrété l’état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire national. Le décret adopté en Conseil des ministres le 17 juillet, autorise l’État à mettre en œuvre rapidement des mesures exceptionnelles, pour sécuriser l’approvisionnement en carburants, préserver les stocks stratégiques et encadrer les prix des produits pétroliers.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sur le marché mondial du pétrole, aggravée par la situation géopolitique au Moyen-Orient. Les autorités entendent ainsi prévenir les conséquences d’une éventuelle flambée des prix internationaux sur l’économie nationale et assurer la continuité des services essentiels.
Selon le gouvernement, ce régime exceptionnel permettra de «prendre rapidement les mesures nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement en carburants, garantir la continuité des services essentiels et limiter les conséquences d’une éventuelle hausse des prix des produits pétroliers sur l’économie nationale». Les pouvoirs publics souhaitent également maintenir des réserves face à d’éventuelles perturbations du marché.
Ajustement automatique
Ce retour de l’état d’urgence énergétique intervient seulement deux semaines après le rétablissement, le 1er juillet, du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à la pompe. Malgré ce dispositif, les prix demeurent inchangés à ce stade et restent alignés sur les tarifs appliqués depuis le mois de mai. Le litre de gasoil reste fixé à 4.860 ariary, celui du sans-plomb 95 à 5.100 ariary, tandis que le pétrole lampant est maintenu à 3.710 ariary.
En réactivant ce dispositif exceptionnel, l’exécutif affiche sa volonté d’anticiper les risques liés à la volatilité des cours internationaux du pétrole. L’objectif est de protéger l’économie, de limiter les répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et de préserver l’activité des secteurs dépendants des produits pétroliers.
Arh.




