Education: le Men et le Bianco passent à l’offensive contre la corruption

Le secteur de l’éducation entre dans une nouvelle phase de la lutte contre la corruption. Le ministère de l’Education nationale (Men) et le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) passent à l’action à travers un partenariat destiné à assainir les pratiques et à promouvoir une culture de l’intégrité à tous les niveaux.

La convention de partenariat visant à renforcer la transparence, l’intégrité et la bonne gouvernance dans le secteur a été signée hier par le ministre du Men, Sendra Nirina Rajaonarison et le DG du Bianco, Gaby Nestor Raza­kamanantsoa, lors d’une cérémonie qui s’est tenue à Anosy.
A travers cet accord, les deux institutions ambitionnent de consolider leurs actions communes pour prévenir les pratiques corruptives et instaurer un environnement éducatif plus sain. Le partenariat mise également sur l’éducation ci­toyen­ne, avec pour objectif de diffuser une culture de l’intégrité auprès de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
Cette collaboration con­cer­ne tous les niveaux de l’administration du ministère, depuis les services centraux jusqu’aux Directions régionales de l’Education nationale (Dren), aux Circonscriptions scolaires (Cisco), aux Zones administratives pédagogiques (Zap) et aux établissements scolaires répartis sur l’ensemble du territoire national.
Plusieurs domaines sensibles sont concernés par cette initiative. Il s’agit notamment de la gestion des enseignants et du personnel administratif, des marchés publics, de la distribution des aides et des ressources budgétaires sous leurs différentes formes, ainsi que de l’organisation des examens et de la délivrance des diplômes.
Le Men et le Bianco entendent ainsi mobiliser tous les acteurs du monde éducatif afin qu’ils participent activement à la prévention et à la lutte contre la corruption. L’objectif affiché est de garantir un système éducatif fondé sur la responsabilité, la transparence et l’équité.
« L’éducation est le fondement du développement », rappelle le ministre de tutelle, estimant que la mobilisation collective contre la corruption constitue une garantie pour former une génération responsable et contribuer à la construction d’une nation plus développée.

Fahranarison

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