Rebondissement dans l’affaire du meurtre de Landricia, un bébé albinos de 18 mois, tué d’une manière barbare fin mai dernier, dans le village d’Ankalika, commune urbaine de Toliara I. Le présumé commanditaire du crime a été interpellé par les forces de l’ordre la semaine passée.
Le suspect est de nationalité étrangère, propriétaire d’une société d’exploitation minière dans la commune d’Ilakaka. D’après les explications de la procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, son interpellation a pu se faire, suite aux révélations d’autres suspects précédemment arrêtés, et qui l’ont nommément cité comme étant leur patron.
Les interrogatoires ont également révélé qu’il s’agissait d’un crime sacrificiel, partant d’une superstition comme quoi, les organes d’une personne atteinte d’albinisme apporterait la prospérité dans une exploitation minière. Déféré au parquet du tribunal d’Anosy avant-hier, l’individu a été placé en détention préventive à la Maison de force de Tsiafahy en attendant son procès.
Pour rappel, la petite Landricia avait été enlevée par cinq individus armés au domicile de ses parents, dans la nuit du 28 mai dernier. Deux jours après, soit le 30 mai, les investigations des forces de l’ordre ont abouti à la découverte du corps sans tête de la victime chez un suspect. La tête a été retrouvée un peu plus tard chez un autre suspect. Dix jours après le meurtre, 18 individus ont été interpellés, parmi lesquels des fétichistes, des auteurs du crime et d’autres complices et bien entendu, le ressortissant étranger. Déférés au parquet du tribunal d’Anosy le 11 juin dernier, 16 hommes ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison de Force de Tsiafahy tandis que les deux femmes ont été incarcérées à titre préventive à la Maison centrale d’Antanimora.
ATs.




