De son vrai nom Mayoub Caid Jean Gaby, également connu sous le nom de Gaby, Papa James est décédé lundi dernier en Afrique du Sud. Chanteur, batteur et danseur, il était l’une des figures incontournables de la scène musicale malgache des années 1970 et 1980.
Installé depuis plusieurs années à Durban, en Afrique du Sud, avec son épouse Mama James, il y tenait un restaurant-cabaret. En juin dernier, le couple avait été durement touché par une vague de xénophobie : leur maison, leur restaurant et leurs véhicules avaient été pillés puis incendiés. Ce drame avait gravement affecté sa santé.
Malgré cette épreuve, Papa James nourrissait encore des projets. Il préparait notamment son grand retour sur scène à Antsiranana avec Rossy, qui l’a soutenu pendant de nombreuses années. Malheureusement, il n’aura pas eu le temps de le concrétiser.
Papa James laisse le souvenir d’un artiste particulièrement populaire auprès de toute une génération. Figure emblématique des nuits tananariviennes, il animait les soirées du Hilton Anosy et enflammait la piste de la mythique boîte de nuit le Papillon. Il était également réputé pour ses reprises de Johnny Hallyday.
Artiste complet, il s’est illustré dès les années 1970 comme chanteur en dévoilant des titres qui ont marqué son époque. Son parcours discographique compte plusieurs 45 tours produits chez Discomad, parmi lesquels Beby Adaladala (1977), Ngôma Hoe (1979), intégré à la compilation Alefa Madagascar en 2019, ainsi que Marary Ngôma (1986).
Avec sa disparition, la musique malgache perd une personnalité attachante et le témoin d’une époque où les nuits de la capitale vibraient au rythme de ses prestations. Le rapatriement de sa dépouille à Madagascar est prévu prochainement, et la date en sera communiquée ultérieurement.
Holy Danielle




