Elaboration de la Loi de finances 2027: les attentes des territoires au premier plan des priorités

Les 24 régions sont à l’honneur, à commencer par Itasy, hôte de la première Conférence régionale budgétaire (CBR) 2026, lancée officiellement hier à Miarinarivo, sous la houlette du ministère de l’Economie et des finances (Mef), en vue de l’élaboration de la Loi de finances 2027. Les attentes des régions figurent au premier plan des priorités.

Coup d’envoi des Con­férences régionales budgétaires (CBR) 2026, à Miarinarivo, figurant désormais parmi les étapes essentielles de l’élaboration de la Loi de finances 2027. A travers ce processus inédit, le ministère de l’Économie et des finances (MEF) ambitionne de rationaliser les choix budgétaires sur les priorités locales. Une occasion également pour les parties prenantes au niveau régional de faire remonter les difficultés rencontrées par les populations et les acteurs économiques.
Dans ce sens, les besoins de chaque région seront re­cueillis et fusionnés en tant que document de base aux projets à mettre en œuvre, qui vont également enrichir le programme des investissements publics. Et la direction générale du Budget et des Finances (DGBF) assu­rera le suivi du processus.
Lors de la cérémonie d’ou­verture, le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Aimé Ramia­rison, a souligné que « la dé­concentration et la décentralisation budgétaires doivent aller de pair avec la bonne gouvernance ». Et la gouvernance doit renforcer la complémentarité entre les Services techniques décon­centrés (STD) et les Collec­tivités territoriales décentra­lisées (CTD). L’objectif est de mieux répondre aux besoins des territoires.
Le ministre insiste également sur l’importance de donner un ordre de priorité « aux dépenses qui créent de la valeur », en termes de retour sur investissement, pour sou­tenir directement le développement local et améliorer les conditions de vie, selon ses dires.

Rigueur budgétaire
Dans cette optique, le dé­veloppement des infrastructures économiques doit devenir une priorité, notamment les routes et l’énergie. Selon les données présentées, le déficit d’infrastruc­tures coûterait environ 2 % du Pib. Cette perte représenterait près de 350 millions de dollars par an. L’améliora­tion des infrastructures doit ainsi soutenir la production et l’emploi. Elle doit aussi renforcer l’investissement privé et stimuler durablement la croissance. Les ré­gions et communes devront aussi mieux valoriser leurs ressources propres. Elles sont encouragées à rechercher des financements complémentaires pour soutenir leurs projets.
Le secteur privé occupe également une place importante dans cette démarche.
« L’action de l’État doit créer un environnement favorable à la production et à l’investissement », a souligné le minis­tre.
La rigueur budgétaire reste toutefois indispensable. Une meilleure maîtrise des dépenses et un renforcement du civisme fiscal, sont attendus. « S’acquitter de l’impôt contribue directement au financement des services pub­lics », rappelle le ministère.
Après Itasy, les CBR se poursuivront dans les autres régions. Les propositions recueillies seront consolidées à Antananarivo, ce qui permettra de finaliser la Loi de finances 2027.

Arh.

Partager sur: