Affaire Ambohimalaza : Fanirisoa Ernaivo répond à ses détracteurs

La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, répond aux critiques sur l’affaire d’Ambohimalaza et appelle le public à la prudence. Elle dément notamment les informations l’accusant d’avoir fait libérer Fenohasina, la propriétaire de l’anniversaire organisé à Ambohimalaza.

«Ne vous laissez pas manipuler », lance la ministre face à la multiplication des informations qu’elle considère comme fausses. Selon le ministère de la Justice, certaines publications chercheraient à discréditer Fanirisoa Ernaivo et à l’entraîner dans des polémiques susceptibles de détourner son attention de ses responsabilités. Concernant l’affaire d’Ambohimalaza, la ministre maintient l’hypothèse d’une intoxication chimique, qualifiée de « botulisme artificiel ». Cette piste diffère des informations évoquant précédemment la Belladone et le Datura. Le ministère reconnaît toutefois les difficultés rencontrées pour obtenir les éléments scientifiques nécessaires à sa confirmation.
En effet, des analyses devaient être effectuées en Europe dans les trois mois suivant les décès, mais celles-ci n’ont pas été réalisées dans les délais, ce qui complique aujourd’hui la recherche de preuves scientifiques. L’enquête se poursuit néanmoins afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Selon les explications du ministère, une femme a déjà reconnu avoir procédé à un empoisonnement. Un aveu qui ne suffit toutefois pas à établir l’ensemble des responsabilités. Les magistrats poursuivent la collecte et la confrontation des différents éléments du dossier afin de déterminer le rôle éventuel de chaque personne concernée.
La ministre insiste également sur l’indépendance de la Justice. Depuis sa prise de fonction, Fanirisoa Ernaivo affirme laisser les magistrats travailler librement, sans intervenir dans leurs investigations. Elle considère cette indépendance comme indispensable à l’établissement de la vérité et à la prise de décisions conformes à la loi. Malgré les difficultés liées notamment aux moyens matériels et aux effectifs, le ministère assure que la procédure suit son cours. Fanirisoa Ernaivo refuse ainsi de se substituer aux magistrats dans une affaire désormais entre les mains de la justice.
Face par ailleurs aux nombreuses publications qui circulent, le ministère rappelle que la multiplication des commentaires ne suffit pas à établir la vérité. « Le travail, les preuves et les résultats de l’enquête » devront permettre de déterminer les responsabilités. L’affaire d’Ambohimalaza reste ainsi entre les mains de la Justice. Les prochaines étapes de la procédure devront apporter davantage de précisions sur les circonstances du drame et les responsabilités éventuelles.

S.A

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