Souveraineté énergétique, régulation du marché…La “Lettre de politique de l’aval pétrolier” s’articule autour de plusieurs axes

Madagascar souhaite réformer en profondeur son secteur pétrolier aval. La “Lettre de politique de l’aval pétrolier” s’articule autour de plusieurs axes prioritaires, pour sécuriser l’approvisionnement national. A citer la souveraineté énergétique et le développement des capacités de transformation, l’ouverture, la dynamisation et l’attractivité du marché, la gouvernance et la modernisation de la régulation puis la transition énergétique et la responsabilité durable.

La nouvelle politique vise avant tout à rendre plus accessible, disponible et sécurisée l’énergie. Elle prévoit de réduire les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement. Selon le constat rapporté dans ce document, le secteur fait face à plusieurs difficultés. La desserte reste insuffisante dans certaines localités concernant les produits pétroliers. Le cadre légal semble également vieillissant. La concurrence demeure limitée sur le marché. Et le pouvoir d’achat des consommateurs est affecté par les fluctuations des cours internationaux. Le document souligne enfin les pouvoirs limités du régulateur.
Premier chantier, la souveraineté énergétique. Madagascar souhaite garantir une disponibilité régulière des produits pétroliers sur tout le territoire. Il prévoit notamment de nouer des partenariats gouvernementaux et d’améliorer la gestion des importations. Madagascar souhaite aussi développer ses capacités locales de transformation. Dans ce sens, l’implantation d’unités de raffinage modernes devrait faire l’objet d’une étude. L’objectif est de réduire la dépendance aux produits finis importés.
Au programme également, la création progressive de stocks stratégiques, dans le but de renforcer la sécurité nationale en cas de perturbation des approvisionnements.
Ouverture, régulation…
Deuxième priorité, l’ouverture du marché. L’importation, le transport, le stockage et la distribution pourraient être ouverts à davantage d’opérateurs agréés. Cette mesure doit stimuler la concurrence et améliorer la couverture nationale. Des zones d’investissement prioritaires seront identifiées et doivent notamment améliorer la desserte des régions enclavées. Madagascar souhaite aussi encourager les Partenariats Public-Privé pour développer les infrastructures.
Troisième axe, la modernisation de la régulation. Le secteur doit intégrer davantage d’outils numériques. Le télé-jaugeage permettra notamment de suivre les stocks et les flux en temps réel. La politique prévoit également la transparence des coûts et des marges. En cas d’opacité, le régulateur pourra appliquer des prix de référence.
Enfin, Madagascar souhaite accélérer la transition énergétique. Le pays entend développer les carburants alternatifs et soutenir la recherche.
La réussite de ces réformes dépendra toutefois d’une coordination entre Madagascar, les opérateurs et les consommateurs. Des mesures fiscales, douanières et monétaires doivent également accompagner cette transformation.

Arh.

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