Les camps d’entraînement olympiques de l’Union européenne de judo (EJU OTC) à Bratislava (Slovaquie) restent incontournables pour peaufiner le randori, affûter les techniques et forger le mental avant les échéances majeures. Du 14 au 18 septembre, sous l’égide de la fédération internationale de judo (IJF), ils accueillent l’un de ces stages intensifs, avec la participation des meilleurs judokas du circuit. Parmi les 165 combattants issus de 24 nations et de quatre continents, une silhouette se démarque particulièrement, celle de Laura Rasoanaivo-Razafy, la Malgache de la catégorie des -70 kg dames, unique représentante du continent africain.
À 22 ans, la n°1 africaine et olympienne de Paris 2024 incarne à elle seule la ténacité du judo africain. Alors que l’Union européenne aligne une majorité écrasante de 150 judokas et que l’Union panaméricaine envoie 13 athlètes, avec seulement un concurrent asiatique pour faire contrepoids, la présence isolée de la Malgache prend une dimension symbolique forte. Laura Rasoanaivo-Razafy débarque sur les tatamis slovaques non pas en touriste, mais en compétitrice déterminée à tirer le maximum de chaque session de ne-waza et de tachi-waza, face à une concurrence européenne densément peuplée.
Le plateau relevé à Bratislava reflète parfaitement l’équilibre des forces actuelles. Côté masculin, les catégories s’étendent des -60 kg jusqu’aux +100 kg, avec une concentration remarquable en -73 kg (22 participants) et en -90 kg (17), deux poids où le volume de randoris promet d’être intense et les échanges techniques particulièrement riches.
Chez les dames, le spectre va des -48 kg aux +78 kg, la catégorie des -52 kg attirant quant à elle 17 combattantes, signe d’une densité élevée dans les poids légers. Au total, 92 hommes et 73 femmes composeront le contingent, un ratio qui garantit des séances mixtes dynamiques et des confrontations de haut calibre dès l’ouverture du camp.
Contrairement à certains stages purement techniques, l’organisation a choisi de programmer les combats dès le premier jour, couvrant l’ensemble des catégories masculines et féminines. Cette approche permet aux athlètes de rentrer immédiatement dans le vif du sujet, de tester leurs entrées, de travailler les transitions et de mesurer leur capacité à enchaîner sous la fatigue.
Pour Laura Rasoanaivo-Razafy, ces cinq journées représentent une opportunité rare de se frotter quotidiennement à l’élite européenne, d’analyser les styles adverses et d’enrichir son arsenal, face à des judokas habitués aux grands chelems et aux championnats continentaux.
Naisa




