Karaté: les quatre doyens appellent au dialogue

Le message lancé par les grandes figures du karaté malgache se veut avant tout rassembleur. Réunis, hier au Dojo Sipromad, à Ivandry, quatre maîtres de la discipline, tous titulaires du 8e dan, sortent de leur silence face à la situation actuelle du karaté à Madagascar.
Les Hanshi Hugues Raharimanantsoa, Jean David Randriamalala, Ho-Fuh Oui Lone et Rogé Randriazahana ont choisi de rappeler les fondements sur lesquels s’est construite la discipline à Madagascar. Selon eux, cette histoire trouve notamment ses racines dans le travail accompli par deux précurseurs, en l’occurrence René Ramanitrandrasana et le regretté Adolphe Ratafika. Leur génération a ensuite poursuivi cette œuvre avec la volonté de transmettre les principes et l’esprit du karaté aux nouvelles générations.
Pour ces hauts gradés, la pratique martiale ne saurait toutefois être réduite à la seule maîtrise des techniques de combat. Le karaté est également un outil pour éduquer, forger le caractère et favoriser l’épanouissement personnel. Dis­cipline, respect, maîtrise de soi et recherche de la vertu constituent, à leurs yeux, le véritable socle de cet art martial.

Renouer avec l’esprit du dojo

Face aux différends internes du karaté malgache, les quatre doyens appellent ainsi à privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement. Ils rappellent que les règlements de la World Karate Federation (WKF) et de l’Union africaine des fédérations de karaté encadrent les responsabilités et les mandats de manière précise.
Ils souhaitent que les rivalités personnelles ne prennent pas le pas sur l’intérêt général. Pour eux, le karaté doit demeurer un espace de cohésion et de respect. Ils invitent donc l’ensemble des acteurs à renouer avec l’esprit du dojo, considéré comme le lieu privilégié de l’apprentissage, de la discipline et de la transmission.
Soafara Pharlin

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