Meurtre à Ankatso: l’Armée laisse la justice faire son travail

Le meurtre de sa belle-mère, commis par un militaire à Tsiadana (Ankatso) hier matin, a fait couler beaucoup d’encre, notamment sur les réseaux sociaux. L’Armée malagasy n’est pas restée insensible à cette affaire. Quelques heures après les faits, elle a communiqué sa volonté de laisser la Justice faire son travail, sans s’immiscer dans les décisions qui en découleront.

Les cas de meurtre conjugal ont connu une flambée inquiétante ces derniers temps dans le pays. Mais ce qui s’est passé à Ankatso, à Tsiadana, sort quelque peu de l’ordinaire. Un sous-officier de l’Armée, un sergent pour être précis, assurant les fonctions de garde du corps d’une haute personnalité, aurait tiré à bout portant trois balles dans la tête de sa belle-mère, hier vers 8 heures du matin, la tuant sur le coup. Les faits ont rapidement fait le tour de la toile, les internautes exprimant leur empathie en­vers la victime, tuée dans des circonstances impliquant son beau-fils militaire.
Le militaire mis en cause a pris l’initiative de se présenter de son plein gré à la gendarmerie. Il fait actuellement l’objet d’une enquête à la Section des recherches criminelles de Fiadanana. Son sort dépendra des résultats des investigations. D’ores et déjà, son corps de rattachement a clairement fait savoir qu’il laisserait les enquêteurs accomplir leur travail, sans chercher à influencer le cours de l’enquête. Une ma­nière, pour l’Armée malagasy, de rappeler qu’elle ne saurait être un refuge pour les éléments indisciplinés.

Accès de colère et excès de jalousie

«L’Armée malagasy laisse aux responsables de l’affaire ainsi qu’à la Justice le soin de mener les investigations et de prendre les décisions adéquates, conformément à la législation malgache. Toutes les décisions prises dans le cadre de cette affaire doivent être conformes aux responsabilités et aux règles en vigueur», a déclaré l’Armée malagasy. Elle a également indiqué qu’elle ne cautionnait pas les actes susceptibles de troubler l’ordre ou de ternir son image, notamment lorsque ceux-ci sont commis par l’un de ses éléments.
Le militaire, rattaché au bataillon parachutiste (Bata para) et affecté à la garde présidentielle, aurait mal accepté la séparation avec sa compagne. Celle-ci aurait déjà refait sa vie, tandis que le militaire aurait également une autre relation. Hier matin, la jeune femme aurait voulu mettre un terme à cette histoire. Emporté par la colère, le militaire l’aurait menacée de mort. Sa mère serait alors intervenue pour protéger sa fille, avant d’être prise pour cible par le militaire. Trois balles auraient atteint sa tête, provoquant sa mort sur le coup.

LR

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