Art contemporain: Joël Andrianomearisoa à la Biennale de Lyon

L’artiste multidisciplinaire malgache Joël Andrianomearisoa, cofondateur de Hakanto Contemporary, participe à la 18e Biennale d’art contemporain de Lyon, qui a ouvert ses portes, hier, 18 septembre, et se poursuivra jusqu’au 13 décembre.

Pour l’occasion, il y présente « Tady mitady tadidy – La corde qui recherche sa propre mémoire », une installation conçue autour de la matière, de la mémoire et des émotions. L’œuvre est née d’une discussion avec la commissaire Catherine Nichols autour d’une autre interprétation du rêve et des émotions.
« L’installation rassemble 44 kilomètres de cordes provenant du monde entier, de Cotonou à Antananarivo, en passant par Buenos Aires, New Delhi ou Paris. Rassemblées grâce à des amis, des inconnus, des institutions ou des donateurs anonymes, ces cordes deviennent une matière collective appelée à raconter une histoire du monde », confie-t-on. A travers cette nouvelle création, Joël Andrianomea­risoa donne à la corde la possibilité « d’écrire la vie et l’histoire », tout en interrogeant l’idée d’un rêve à construire ensemble, sans l’associer à une nationalité ou à une culture particulière.
Placée sous le commissariat de Catherine Nichols, cette 18e édition réunit une centaine d’artistes émergents et confirmés, représentant 42 nationalités. « Passer d’un rêve à l’autre / To Pass from One Dream to Another » constitue la ligne directrice de ce grand rendez-vous de l’art contemporain en Fran­ce.
Artiste des formes et des émotions, Joël Andriano­mea­risoa s’exprime à travers des médiums aussi variés que le textile, le papier, les mots, le bois, la lumière ou le métal, à partir desquels il conçoit des installations, des sculptures et des œuvres qui racontent l’indicible. Ses créations, souvent empreintes de mélancolie et d’intimité, tissent un langage poétique de l’émotion, où le personnel rejoint l’universel. Son œuvre est traversée par une quête, celle de la matérialité des sentiments, de l’esthétique des silences et du pouvoir de l’ombre et de la lumière pour dire ce que les mots taisent.

Joachin Michaël

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