Da Hopp et 18,3: le rap old school, une valeur sûre

Vendredi dernier, Da Hopp et 18,3 ont partagé la scène à La City Ivandry devant une salle comble. Une fois de plus, cette soirée confirme que le rap gasy, dans sa déclinaison old school, reste une valeur sûre auprès du public.

Récemment, Raboussa avait rempli la grande salle du palais des Sports et de la culture Maha­masina. Cette fois-ci, ce sont Da Hopp et 18,3 qui ont à leur tour séduit le public de La City Ivandry, vendredi dernier, dans une ambiance particulièrement chaude. L’un des secrets de cette réussite réside dans le fait que les formations de rap old school ne se contentent plus exclusivement d’un DJ ou d’un beatmaker. Elles s’entourent désormais de musiciens, apportant ainsi une véritable dimension live à leurs spectacles.

L’apport des musiciens, clé du succès
Da Hopp a été le premier à investir la scène, créant la surprise en reprenant « Madirovalo » de Mahaleo. Ensuite, la bande à Ben J a enchaîné ses titres phares, accompagné de Ralf à la guitare, Manou à la basse, Bolo à la batterie et DJ H-Man aux platines. Le groupe a également invité plusieurs artistes surprises, à commencer par Bolo, avec qui il a interprété « Fahombiazana ». « C’est notre petit frère », a précisé Tax du groupe Da Hopp.
Monika, du groupe Njava, était également de la partie. Sa présence a réaffirmé une fois de plus l’identité musicale de Da Hopp, le Deep South Style, qui met en avant les sonorités du Sud de Madagascar, notamment le beko. Ensemble, ils ont interprété « Fanantenana », un morceau durant lequel Jentho a rendu un vibrant hommage à Blaze, l’un des membres du groupe décédé en 2014. Enfin, la communauté des rappeurs de Dio­sezy a également rejoint la scène pour faire monter la température d’un cran.
De son côté, 18,3 a également trouvé la bonne for­mule. De retour récemment sur scène, le duo composé de Tongue Nat et Slam Jah a assuré le spectacle en choisissant de collaborer avec des musiciens talentueux de la nouvelle génération. Ils étaient accompagnés par Rado Andriamanantena au clavier, Fandresena à la basse, Antsaly à la batterie, ainsi que Sasa et Fify aux chœurs. Anjara Rakotoza­fiarison a également enflammé la scène avec sa guitare, tandis que Kevin intervenait au saxophone et Mahatsangy à la trompette. Avec cette formation étouffée, 18,3 ravi ses fans en revisitant plusieurs titres qui ont marqué sa carrière, à l’instar de « Fitia Adala », « Paradisa » et « Ta­min’ny Mbola Kely ».
Cette soirée a ainsi dé­montré que le rap gasy old school possède toujours son public et qu’il conserve le pouvoir de remplir les salles, à condition de savoir se renouveler sans perdre son identité.

Holy Danielle

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