Assemblées FMI – Banque mondiale: Madagascar défend ses réformes économiques

Depuis le 12 octobre, à l’occasion de l’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, la délégation malgache, conduite par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, multiplie les rencontres et réunions avec des hauts responsables de ces deux institutions, pour défendre les réformes économiques entreprises par le régime de la Refondation.

A Bangkok, la délégation malgache en­chaine les rencontres avec les hauts dirigeants du FMI et de la Ban­que mondiale. Au menu, la présentation de la politique générale de la Refondation, notamment les réformes envisagées. Dans ce cadre, Madagascar réclame plus de souplesse concernant la mise en œuvre de son programme de réforme du mécanisme des prix de carburants, du plafonnement des emprunts et du déficit primaire. La Direction du FMI doit encore examiner ces requêtes.
Et le ministre de l’Éco­no­mie et des finances, Herinjatovo Aimé Ramiari­son, justifie cette demande. «Les réformes doivent tenir compte des réalités politiques et sociales», plaide-t-il, en évoquant les revendications de la Gen Z. «L’insta­bilité politique peut anéantir les progrès macroéconomiques acquis.» Le FMI reconnaît cet enjeu et vise à promouvoir l’emploi des jeunes et la protection des plus vulnérables.
Par ailleurs, le 13 octobre, il a rencontré Patrizia Tumbarello, directrice adjointe du département des finances publiques du FMI. Madagascar veut mobiliser les recettes fiscales, lutter contre la fraude et recourir à l’intelligence artificielle aux douanes. « Plu­sieurs interventions sont déjà programmées, nous étudierons les nouvelles demandes », répond Mme Tumbarello.
Soutenu par la Fec et la FRD, ce programme a franchi ses troisième et quatrième revues le 30 septembre. « Nous réaffirmons nos engagements : gouvernance, lutte contre la corruption, mobilisation fiscale », assure le Premier ministre.

Dette, financement, innovation ……

Madagascar cherche aussi de nouveaux soutiens. Le 13 octobre, le Groupe Afrique II de la Banque mondiale a étudié le financement de ses 23 pays membres. L’énergie, l’agriculture et les infrastructures sont au centre des besoins. A noter que les engagements de l’IDA passent de 7 à 9 mil­liards de dollars.
Sur la dette, Madagas­car figure parmi les 31 pays fondateurs de la Platefor­me des emprunteurs, qui renforce leur coopération. Son premier Conseil de gouvernance s’est tenu le 12 octobre. Les membres y ont adopté le programme de travail 2026-2027, sous la présidence du Pakistan.
Enfin, une délégation technique a participé, le 13 octobre, à une table ronde du G-24 sur les crypto-actifs. Elle y a examiné les risques de fraude et de blanchiment.

Arh.

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