Les séances de sensibilisation, les sanctions et les accidents mortels ne suffisent visiblement pas à dissuader certains usagers de nos routes. Comme si le drame n’atteint que les autres, certains osent encore braver les interdits. Jusqu’à combien de morts les rescapés prendront-ils conscience des dangers qui les guettent chaque jour ? Le fait est que, dans la plupart des cas, l’imprudence de certains coûte la vie à des innocents. Crier au scandale ne suffit plus désormais : il faut passer à la vitesse supérieure. Mais quelle mesure concrète doit-on prendre pour mettre un terme à ces drames?
Combien de vies vont encore être fauchées avant que les motards et les chauffards ne comprennent enfin qu’ils sont les premiers responsables de leurs actes? Comme s’il y avait des braderies de permis de conduire, quelque part, au point que ceux qui en disposent ne maîtrisent même pas le code de la route. Puis à chaque fois, l’on accuse les autorités de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour éviter ces drames. Doit-on éparpiller les agents de police de la route à travers tous les recoins des rues pour sanctionner les entêtés? Hier encore à Imerinkasinina, alors que les gendarmes étaient en train d’effectuer les constructions d’usage sur un accident, un autre s’est également produit …
Il est temps pour tout un chacun d’assumer ses responsabilités. Les délits de fuite et les interventions sur fond de favoritisme ne devraient plus avoir leur place en cette période de Refondation. Madagascar ne verra jamais la voie du développement si sa population n’est pas consciente de l’importance des règles. ED Andriamalala avait déjà prévenu dans son ouvrage “Ny Fanagasiana”: « Aucun pays ne peut vivre en paix sans avoir quelque chose à respecter et à craindre… »
Rakoto





