Face à la multiplication des accidents de la route, dont les conséquences sont de plus en plus graves ces derniers jours, la Task Force Accident, qui réunit notamment l’Agence des transports terrestres (ATT), la Direction des transports et de la mobilité urbaine, les forces de l’ordre et la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), a tenu une réunion d’urgence hier, au bureau de la DGSR à Alarobia.
Cette concertation visait à définir des stratégies et des mesures face aux principales causes d’accidents de la route, notamment l’imprudence des usagers (chauffeurs, piétons, motards, cyclistes…), la conduite en état d’ivresse, les défaillances mécaniques et les excès de vitesse.
Selon le ministère des Transports et de la Météorologie, près de 1 200 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route depuis 2023 jusqu’à vendredi dernier. Pour cette année, quelque 700 accidents ont déjà été recensés, faisant 265 morts et 1 562 blessés.
D’après les statistiques, 36,67 % des accidents sont dus à l’imprudence des conducteurs, 7,33 % à la conduite en état d’ivresse, 12,67 % aux excès de vitesse, 14,33 % à l’imprudence des conducteurs de deux-roues et 12,67 % aux défaillances mécaniques. Au total, 80 % des accidents seraient liés au comportement des conducteurs et des autres usagers de la route.
Parmi les mesures envisagées figurent le renforcement de la sensibilisation à la sécurité routière, avec la participation des médias, et la promotion de comportements responsables. La Task Force prévoit également de veiller à l’application du Code de la route, notamment à l’obligation de détenir un permis adapté au véhicule conduit, de renforcer les contrôles en milieu urbain et sur les routes nationales, de mettre en œuvre les stratégies du plan d’urgence à court et moyen terme et d’étendre ses activités à l’ensemble du territoire.
À noter que la Task Force Accident est opérationnelle depuis un mois, conformément à une décision du Conseil des ministres. Des actions ont déjà été menées dans le cadre du plan d’urgence, notamment des campagnes de sensibilisation sur les routes nationales et les axes à grande vitesse, des interventions dans les bars fréquentés par des clients motorisés et des contrôles à l’aide d’alcootests.
ATs.





