Le vent du changement souffle désormais dans tous les secteurs. Mais sommes-nous tous réellement prêts à changer et à accepter le changement ? Plusieurs domaines en portent déjà les premières marques. C’est notamment le cas de la compagnie aérienne Air Madagascar, qui a amorcé sa transformation. La compagnie nationale retrouve ainsi son identité d’antan, celle qui a longtemps fait sa réputation et dont les Malgaches étaient fiers. Reste à espérer que ce changement ne se limite pas à un simple retour de nom, mais qu’il se traduise également par une véritable transformation de la gestion et de son fonctionnement, afin que les résultats soient perceptibles.
Le changement opéré dans le transport terrestre, notamment à Amoronankona, mérite également d’être souligné. Une fois la décision prise et le processus engagé, il est apparu que cette réforme était non seulement nécessaire, mais aussi parfaitement réalisable.
Dans le transport ferroviaire, les responsables déploient également des efforts considérables pour récupérer progressivement le patrimoine et remettre les infrastructures en service, comme autrefois, voire dans de meilleures conditions. Selon les informations qui circulent, une grande partie des biens de Madarail serait passée entre les mains de particuliers. Le chantier s’annonce donc encore difficile, tant pour remettre l’ensemble du patrimoine en état que pour le moderniser.
Autre exemple parmi tant d’autres : les travaux d’assainissement engagés aux abords du lac Behoririka. Les incidents survenus samedi après-midi lors de cette opération sont encore dans toutes les mémoires. Des commerçants se sont opposés à leur éviction, obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Certes, certains y exerçaient leurs activités depuis de nombreuses années mais ils auraient également dû se préparer à cette éventualité. Trop souvent, certains se retranchent derrière le statut de
« petits opérateurs » pour préserver leurs intérêts et échapper à toute remise en question.
Sommes-nous véritablement disposés à rompre avec le désordre et les pratiques anarchiques pour engager le changement ? Les secteurs qui nécessitent des réformes et une véritable rénovation restent encore nombreux. Le changement ne saurait être une simple déclaration d’intention : il doit se traduire dans les actes et être accepté par tous.
Rakoto





