Une nouvelle femme vient d’être nommée au sein de la Présidence, à la place d’une autre, au nom de l’alternance. De plus en plus d’entre elles, accèdent à des postes à responsabilité en haut lieu. Mais cela reste largement insuffisant car force est même de constater que chaque année, la part des femmes qui occupent des postes clés, a diminué. L’objectif de parité (50%) en 2025, relève maintenant de l’utopie. Il y a encore du travail. Les initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes devraient être multipliées.
Malheureusement ce manque d’implication des femmes ne permet pas d’évaluer leur contribution dans la vie du pays. Si les femmes gouvernaient, la situation serait-elle autre que celle constatée actuellement ? On ne le saura qu’une fois le projet prendra forme. Pour y arriver, il faudra plus de détermination.
Quelques mois avant les élections, l’on sait déjà que les candidatures seront en majorité masculines. Pour l’heure, une seule femme a affiché sa volonté d’entrer dans la course. Dans tous les cas, le président de la République détient le record en matière d’égalité genre. En effet, la Présidence de la République possède le plus grand nombre de femmes aux postes décisionnaires comparée à d’autres. Jamais autant de femmes n’ont été aussi présentes au palais qu’actuellement.
D’ici quelques jours, plus précisément le 8 mars, la Journée internationale de la femme sera célébrée à travers le monde. Les femmes malagasy aspirent à quoi actuellement ? Certes, celles des ministères auront à une célébration digne de ce nom : des défilés, quelques conférences ici et là, ou encore à des petites émissions consacrées à la radio ou à la télévision ? Plusieurs manifestations devenues « banales », aucune action concrète sur l’accession des femmes au « pouvoir ».
T.N




