Indice de prix: le riz s’est renchéri de plus de 12% en un an

Le riz représente un cinquième du panier de consommation des ménages malgaches. Pourtant, le cours de cette denrée s’est renchéri de plus de 12% en un an. L’indice de prix au niveau mondial a atteint son plus haut niveau, depuis septembre 2011.

L’Indice des prix à la consommation (IPC), a enregistré une hausse de 11,3% de juin 2022 à juin 2023, comme le rapporte la Note de conjoncture de la Banky foiben’i Madagasi­kara (BFM) publiée au début de ce mois. « Concernant les principales composantes du panier de consommation, le riz s’est renchéri, en variation annuelle, de 12,2%. », rapporte la BFM.
Le même rapport montre que de décembre 2022 à juin 2023, l’IPC a enregistré une hausse de 4,9%. « Pour le riz, qui compose 18,0% du panier de consommation, la majoration est de 7,7% ».
Sur l’ensemble des marchés à Antana­na­rivo, le prix de la majorité des variétés de riz blanc enregistre une hausse. Mais le pays fait face à une situation inhabituelle avec une hausse importante de l’ordre de 200 ar/kg pour les riz blancs importés. Les prix de ces derniers importé s’alignent actuellement sur ceux des riz locaux : 3.000 ar/kg. Les commerçants interrogés à ce sujet attestent que les prix ont fortement augmenté durant la période des pluies, jusqu’à 4.000 ar/kg, voire plus pour revenir à 3.000 ar/kg à l’heure actuelle, après avoir baissé jusqu’à 2.500 ar/kg il y a deux mois de cela.

Hausse sur le marché mondial

Au niveau mondial, au premier se­mestre de 2023, le cours du riz a diminué de l’ordre de 0,1%, depuis le début de l’année et de -6,9% par rapport à juin 2022 (Source : ABC de la bourse).
Dans un bulletin faisant le focus sur les prix des produits alimentaires mondiaux publiés au début de ce mois, l’Orga­nisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rapporte que « L’Indice FAO des prix de tous les types de riz a grimpé de 2,8% en un mois et de 19,7% en un an et a atteint son plus haut niveau nominal depuis septembre 2011 ». Cela s’expli­que par l’interdiction des exportations indiennes de riz Indica laissant présager une hausse des ventes de riz d’autres origines.
« Cette pression à la hausse sur les prix du riz soulève des préoccupations importantes quant à la sécurité alimentaire d’une grande partie de la population mondiale, notamment des personnes les plus démunies et de celles qui consacrent une part importante de leurs revenus à l’achat de denrées alimentaires »,
a averti la FAO. Or, ces restrictions à l’exportation pouvaient avoir des incidences négatives sur la production, la consommation et risquaient d’aggraver l’inflation élevée sur les marchés intérieurs de nombreux pays.

Arh.

Partager sur: