La Confédération des évêques de Madagascar (Cem), a remis les pendules à l’heure. Elle n’a pas enteriné la déclaration de la Pan, Christine Razanamahasoa qui veut faire taire la voix des citoyens. Son message est sans ambiguité : “laissons le peuple s’exprimer par les urnes”.
«Qu’allons-nous faire?» selon Luc, chapitre 3, verset 10, est l’intiulté de son message très attendu non seulement par l’opinion publique, mais surtout par les politiques. Poursuivre ou suspendre les élections? s’interroge la Confédération des évêques de Madagascar (Cem). Mais la réponse est simple: «En tant que pays démocratique, le peuple est souverain. Laissons-le s’exprimer à travers des élections libres et transparentes», a signifié la Cem dans un communiqué.
Devant la conjoncture politique, la Cem a exprimé sa constérnation «Nous sommes confrontés à un climat de violence physique ou verbale». D’après les évêques, plus personne ne s’écoute et ne s’entend. Les agissement des politiciens, en particulier les candidats qui n’arrivent pas à surmonter leur divergence, ne facilitent pas les choses.
«Peuple, Fihavanana, Etat démocratique, démocratie, développement, patriotisme et souveraineté raisonnent souvent auprès des politiciens, mais avez-vous réellement conscience de l’importance de ces mots, à travers vos agissements?», notent les évêques.
Pour la Cem, la voix du peuple doit être prise en considération. «Laissez la population s’exprimer car c’est son droit et devoir. Laissez-la choisir son avenir en toute liberté conformément aux lois en vigueur relatives aux élections», a-t-elle déclaré.
«Si vous êtes réellement patriote, laissez de côté votre égo et intérêt personnel, respectez la loi et soyez des modèles», a-t-elle exprimé sans ambage. Les évêques roulent alors pour les élections et appellent chacun à s’y conformer pour l’intérêt général de la population.
Prise de conscience
Néanmoins, les évêques constatent l’existence d’une faille dans le processus électoral, «mais nous ne pouvons pas attendre que tout soit parfait», a poursuivi la Cem, en invitant chacun à prendre ses responsabilités pour des élections crédibles, dans le respect des lois, du processus électoral et des résultats. En effet, «L’Eglise ne peut reporter ou avancer les élections, mais que chacun prenne ses responsabilités».
Malgré tout, les évêques ont tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à la recherche de solutions à travers les échanges. Pour eux, il est primordial d’éviter les provocations menant à la violence. Ils s’adressent alors aux forces de l’ordre pour que celles-ci puissent réellement protéger la population.
Compatissant par ailleurs envers les victimes des manifestations, la Cem a appelé à la prise de conscience générale. «N’échangez pas vos choix contre l’argent. Soyons prudents face aux manoeuvres des politiciens qui tentent de nous diviser», a-t-elle lancé. Pour les évêques, la majorité des candidats ne sont pas nouveaux dans la sphère politique. «Faites le bon choix», ont-ils conclu.
T.N




