PAN-FFKM: le gouvernement dénonce un coup d’Etat institutionnel

La présidente de la Chambre basse, Christine Razanamahasoa, a déclaré la suspension du processus électoral, ce qui n’a pas plu au gouvernement qui a dénoncé un coup d’Etat institutionnel.

Des opposants, c’est en ces termes que le gouvernement a qualifié les membres de la nouvelle plateforme mise en place par la présidente de l’Assemblée nationale et le FFKM qui s’arrogent le droit du propriétaire de la voix du peuple.
«Le gouvernement con­damne avec la plus grande vigueur la tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée par la présidente de l’Assemblée nationale, Chris­tine Razanamahasoa, manœuvrant de façon fallacieuse et irresponsable avec certaines organisations et personnalités politiques de l’opposition pour suspendre le processus électoral en cours», a indiqué le communiqué du gouvernement hier.
Selon le gouvernement, aucune loi ne confère à cette cheffe d’institution
«le pouvoir de mener une quelconque médiation électorale pour empêcher la tenue des élections démocratiques et conduire Madagascar vers une voie extraconstitution­nelle».
Le gouvernement s’en tient ainsi au Code électoral mais surtout à la Consti­tution en son article 5 qui stipule que «La souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir qui l’exerce par ses repré­sentants élus au suffrage universel direct ou indirect, ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souve­raineté».
Pour l’Exécutif, les élections se tiendront sans faute le 16 novembre. A cet effet, il invite la population à se rendre aux urnes le moment venu. Les dialogues ont déjà été initiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et permis à tous les acteurs politiques et de la société civile «d’apporter des explications et ajustements positifs sur le processus électoral en cours», a-t-il conclu.

T.N

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