En pan !

Les yeux du monde entier sont rivés sur Madagascar. A moins d’une semaine du premier tour de la présidentielle, la machine de la déstabilisation, avec à son bord les affamés du pouvoir sans passer par les urnes, est lancée à plein régime, pour tenter de faire dérailler le processus électoral qui entre dans sa dernière ligne droite. A cette allure, elle n’arrive pas à atteindre sa vitesse de croisière. Mais avec des routes dégagées devant eux, ils mèneraient le pays au chaos une fois arrivée à destination. On n’en est pas encore là car les dirigeants en place ne comptent pas leur laisser champ libre, avec en ligne de mire la tenue des élections aux dates indiquées et acceptées par tous.
Il n’est pas question de rebrousser chemin pour l’organe électoral et de se mettre autour d’une table de négociation pour le régime en place. Il faut aller jusqu’au bout du processus déjà enclenché dans une large mesure, loin d’une organisation faite à la va-vite et surtout déjà approuvée par tous, en l’occurrence la communauté internationale.
Comble de ridicule, la présidente de l’Assemblée entre aussi dans cette danse infernale et joue la partition pour chœur des dissidents, avec le même refrain fredonné par le collectif des candidats et ses partisans. En tournant casque, Christine Razanamahasoa s’exclut volontairement de l’IRD, majoritaire au sein de l’Assemblée nationale, qui n’a pas attendu longtemps pour condamner sa prise de position et sa déclaration controversée n’ayant pas la force exécutoire.
Maintenant, la présidente de l’Assemblée nationale fait passer ses intérêts partisans avant ceux de la population qu’elle veut priver du droit fondamental, d’aller voter le 16 novembre. Plus la date fatidique approche, plus l’opposition au régime et ses complices déploient tous les coups fourrés possibles, sans atteindre pour le moment leur cible.

JR.

Partager sur: